Comme évoqué dans l’article d’hier, les Nuits Sonores sont un choix permanent : quelle scène choisir au Marché Gare ? Quel Extra! parcourir en journée ? Quelle tenue porter ? Etc.
Et chaque année, la Nuit 2 voit la difficulté de décision atteindre son apogée avec le Circuit Électronique et sa grosse dizaine de soirées éparpillées aux 4 coins de la ville.

« Cornélien » pourrait résumer à lui seul cette deuxième journée des Nuits Sonores, mais comme je suis sûr que vous êtes là pour en savoir plus, voici en détail le déroulé de notre journée en espérant que nos choix aient guidé nos yeux et nos oreilles aux bons endroits.

Extra!

Premier choix : on décide de faire l’impasse sur le All Day Long pour profiter des quelques Extra! (les évènement Off mais officiels des Nuits Sonores) du jour. On commence donc l’après-midi (qui est déjà bien entamée) par prendre la température à l’Hotel de Ville, où l’on tombe sur une Mini Sonore venant réfuter ma théorie Nuits Sonores = Festival de vieux. Une ribambelle de têtes blondes courent d’un atelier à l’autre. Du coup on ne résiste pas à retourner en enfance en participant à un coloriage géant.

On grimpe ensuite sur les pentes de la Croix Rousse. Place Colbert se tient la traditionnelle LOVE YOUR PET. Une boum pour chien. C’est rigolo, mignon et bonne enfant (bon chiot ?). La musique est très pourrie mais le défilé de haute-couture canine se terminant sur un caniche en robe de mariée nous file le smile pour le reste de la soirée.

On redescend aux Terreaux et on s’incruste à la Vente aux Enchères au profit de la Croix-Rouge japonaise. Certains d’entre nous tentent des coups plutôt réussis d’autres apprennent qu’il faut éviter de faire coucou à une connaissance vue au loin quand les enchères dépassent les 1 000 euros.

On remonte de nouveau, direction le boulevard de la Croix-Rousse devenu le Boulevard du Soleil Levant avec quelques animations made in Japan. On récupère des bières Asaï et on file à quelques encablures de là à l’Apéro Sonore. La rue Beli qui accueillent l’évènement est noire de monde. Beaucoup de bras levés, de costumes, de body swimming et de cadavre de gobelet de bières. La nuit tombe doucement alors que le DJ envoie un remix de The Man With The Red Face de Laurent Garnier. C’est classique, c’est facile, mais ça reste terriblement efficace.

21h30. Fin de la party. La foule orpheline de son s’éparpille. On se dirige vers le Modern Art Café pour le Blind Test concocté par The Hacker et Richard Bellia. Mais la faim et l’envie de bouger notre booty se fait de plus en plus pressante. Ca tombe bien un des lieux du Circuit Electronique se propose d’épancher les deux.

Circuit Électronique.

En 3 coups de métro, on se retrouve au Ninkasi Gerland, à la soirée Tweak Zone. On avale de gros hamburgers tandis que sur la scène du Kafé, K-Ray un DJ Lyonnais commence à ambiancer avec un certaine efficacité la foule. On s’enfile ensuite quelques pintes de bière ambrée dans la salle du Kao où Para-Lel balance un set bien sombre mais péchu. Alors qu’un débat s’engage sur le choix de la prochaine destination de ce circuit, l’arrivée d’Alienhearts sur la scène du Kafé repousse la décision à plus tard. Le DJ ne fait pas dans la subtilité mais c’est assez puissant pour emporter le public à la cool du Ninkasi et nous avec.

2h. On se jette dans un taxi direction le Transbordeur. On bataille pour entrer mais on arrive à temps pour le set du Mondkopf. On jette nos dernières énergies dans une sorte de transe entre la danse et la lutte pour survivre au milieu de la foule.

Après je sais plus très bien. Je crois qu’on est rentré chez nous… mais comment ?

Ce qu’il fallait retenir de cette deuxième journée :

  • Les Nuits Sonores est un festival pour les jeunes
  • Les chiens c’est cool (mais moins que le chat bien entendu)
  • Les DJ made in Lyon sont bons
  • Il est possible de trouver un taxi à Lyon passé 1h du matin (O_o)
  • Il est humainement surhumain d’espérer faire plus de 3 lieux en une soirée pour le Circuit Électronique.

A demain pour la suite…

Désolé pour les photos pourries prise à l’iPhone. Notre photographe officiel dort encore…