Hier démarrait en grandes pompes la 9ème édition de Nuits Sonores avec la traditionnelle soirée d’inauguration à la Piscine du Rhône, suivie de la première Nuit au Marché Gare.

Comme convenu, Lyon69 vous concocte jusqu’à dimanche un compte-rendu journalier des festivités. On commence d’ailleurs toute de suite avec cette première journée.

Inauguration

Dès 18h30, les portes de la Piscine ouvrent pour accueillir les partenaires du festival autour d’un cocktail. L’ambiance monte doucement avec Théo de Montgeri aux platines. La plupart de gens sont là avant tout parce qu’on peut boire et manger à l’oeil jusqu’à 19h30. Le parterre se compose essentiellement d’un bon gros ramassis de creuvards pique-assiette dont nous faisons bien évidemment partie.

Une heure et un changement de DJ plus tard, la foule commence à s’épaissir. Quelques timorés probablement déjà bien imbibés de bière se serrent devant la scène malgré un vent sibérien. La team de Lyon69, frileuse, préfère rester au chaud à l’intérieur à regarder si les prévisions mode de Camdess et PierreOneA se vérifient.

Il est 22h. Acid Washed semble avoir plus d’arguments que le froid glacial puisqu’on compte une bonne centaine de bras levés devant la scène. La nuit est déjà bien tombée et on se surprend à être encore émerveillé par la magie de cette vieille piscine 70’s.

Après avoir pratiqué la chasse aux célébrités (Gégé Collomb, Jean-Mimi Jarre, un type qui ressemble à DSK) on se repli dans la rue Passet pour avaler un buffet asiat.

Nuit 1

Les organisateurs semblent avoir retenu la leçon. L’accueil du public s’est grandement amélioré. On récupère nos pass avant d’aller découvrir avec une certaine excitation la nouvelle scénographie de Nuits Sonores.

D’entrée de jeu, on est accueilli par un immense totem. Semblant dédiée au Dieu Electro, cette installation met directement dans l’ambiance et se laisse traverser au milieu d’une cascade de son et de lumière.

Pas le temps d’explorer d’avantage le lieu pour le moment. Le Set de DJ Shadow est déjà bien entamé sur la scène 1 et la foule est en transe. La bâtiment est blindé, le son balaye tout sur son passage et la prestation du Californien frôle la perfection. Placé dans une sorte de boule, il enchaîne les morceaux avec une précision sur-humaine. Le Set se termine avec un Organ Donor qui fini d’achever la foule déjà conquise.

Un peu hébété, on quitte la scène 1 au milieu d’une foule tout aussi hagard semblant dégouliner du bâtiment. Sur la scène 2 les 5,6,7 et 8 sont déjà parties. On aura raté leur « Wouhou, wouhouhou » hystérique (T_T), mais les Nuits Sonores sont un choix permanent et DJ Shadow aura eu notre préférence au Girl Band japonais.

On en profite pour continuer notre petite visite. La scénographie se veut très aérienne avec des installations cubiques sur lesquelles sont projetées des images. C’est sympa mais ça manque de volume. On regrette les conteneurs et les palettes des années précédentes qui créaient un vrai espace de déambulation. Là, on s’égare un peu au milieu de la foule.

Heureusement une excellente idée sauve un peu cette mise en scène légère. Celle d’un long chemin de pelouse sous le long bâtiment intermédiaire repeint tout en rose pour l’occasion. L’endroit se prête à la détente et de nombreuses personnes se prélassent sur l’herbe fraîchement installée.

Notre petit tour des lieux terminé, on refile sur la scène 1 pour le live très attendu de Battles. Le groupe de rock-électro présente son nouvel album. Les premiers morceaux laissent le public un peu perplexe, mais l’énergie du groupe et surtout de son incroyable batteur John Stainer, commence à se propager dans la foule. Les 3 derniers morceaux sont carrément dantesques et sauvent un début de set très poussif.

Il est plus de 2h30, on continue de vagabonder de scènes en scènes (Blank Dogs, Levon Vincent,…). Je commence à me rendre compte que quelque chose fait défaut par rapport à l’année dernière. Ça manque carrément de kids ! Certes pas de Vitalic, de Yuksek ou d’Uffie cette année dans la programmation, mais on se demande où sont passés ses joyeux post-ados fluos qui font aussi partie intégrante des Nuits.

Je commence à regarder autour de nous et me rend compte que la moyenne d’age est finalement assez élevée. Malaise, ça sent un peu les vieux qui refusent de vieillir. L’avis semble partagé par la petite troupe de Lyon69. Ca nous déprime un peu. On décide de rentrer.

Ce qu’il fallait retenir de cette première journée :

  • La Piscine du Rhône reste mythique
  • Jean-Michel Jarre est beaucoup plus petit et gros en vrai
  • Le sweet capuche a encore de beau jour devant lui
  • Il est temps que les Nuits Sonores quittent le Marché Gare, on finit par être blasé
  • DJ Shadow est un ninja
  • Les Battles sont comme un vieux diesel
  • Les Nuits Sonores sont un truc pour personnes agés.

A demain pour la suite !

Crédit photo : www.b-rob.com

C’est pour la bonne cause

Afin de soutenir le Japon (Tokyo étant la ville Carte Blanche de cette édition), les Nuits Sonores et la marche Bench organisent une vente au enchère de T-Shirt en édition unique créé par Agoria, Clara Moto, Rone et Arandel. Ça se passe aujourd’hui à l’Hotel de Ville à 19h.

Une photo de notre photographe B. ROB sera aussi mis en vente à l’occasion.