J’avais pourtant été prévenue. « Si t’arrêtes le sport, tu ne vas jamais réussir à t’y remettre ! »

Rien à carrer. J’ai arrêté le sport, fière d’annoncer au monde que le sport c’est bien mais l’apéro c’est mieux, et que je suis une femme liiiiiibre, merde quoi.

C’était en juin dernier. Fin de la saison, fin des trajets interminables le soir pour aller se faire suer dans tous les sens du terme, fin des courbatures. Oh joie ! Après un été paisible passé loin de la salle d’entraînement, septembre est arrivé avec son lot de réclames pour diverses activités sportives.

Oui, mais moi, j’arrête le sport, j’ai dit ! C’est clair ou bien ? La saison des inscriptions passe, octobre arrive avec ses jours plus courts, ses températures plus basses et ces sportifs fraîchement inscrits qui commencent à voir leur motivation mise à rude épreuve… tandis que moi je me prélasse les soirs d’entraînement avec DVD, petits plats et bières, bien au chaud dans mon canapé.

Et puis, par un immonde matin de novembre, j’ai voulu rentrer dans mon jean. C’est à cet instant précis que ma vie a basculé.

Boudinée à mort, debout devant mon miroir parce que dans l’incapacité de m’asseoir sans risquer de craquer 1 mètre de coutures, j’ai senti qu’il fallait que je choisisse mon camp :
> continuer d’arrêter le sport, jeter mon futal, assumer que mon derrière débordera bientôt de la limite socialement acceptée d’une largeur de siège de T1, vivre heureuse dans un monde gras et houblonné, tout en risquant à moyen terme d’être diabétique et/ou obèse, mourir seule d’une overdose de bretzels et finir dévorée par mes chats.
> Arrêter d’arrêter le sport… (non parce que continuer d’arrêter le sport mais arrêter la bière, c’est définitivement au dessus de mes forces).

J’ai donc choisi de reprendre le sport, la mort dans l’âme. Mes principes venaient de s’envoler, effrayés par les cris de désespoir de mon jean.

J’ai toutefois voulu y aller en douceur. Pas question de faire péter directement les entraînements de running façon marathon, non, non. J’ai commencé par rebrancher la wii, avec son programme de yoga et de gym sur la petite planche.

Va mourir, pétasse.

Va mourir, pétasse.

Parlons-en, de cette petite planche. Ou plutôt de cette grosse BIATCH. Le même jour, elle m’annonce que mon centre de gravité est trop décalé, que je suis en surpoids et que j’ai 43 ans…  Keuwaaa ?? Autant dire que ce tas de boulons rouillé a bien failli passer par la fenêtre à grand coups de pompe dans le derche.

Pour reprendre le sport, il ne me restait donc qu’une seule option… celle que je refusais d’envisager pour ne pas réveiller de souvenirs douloureux, voire horrifiants… brrr, j’en frémis rien que de l’écrire… : le club de gym.

NOOON ! AU SECOURS ! PAS LE CLUB DE GYM !!!

NOOON ! AU SECOURS ! PAS LE CLUB DE GYM !!!

Le club de gym, dans mes souvenirs, c’est quoi ? Un abonnement pour 6 mois hors de prix et que je n’aurai jamais rentabilisé, des cours d’abdos-fessiers façon bootcamp menés à heure fixe par une GI-Jane hystérique faisant rouler du boule un troupeau de cougars qui se croient dans le clip d’Eric Prydz, des relous soulevant de la fonte devant des miroirs géants, ces mêmes miroirs qui te narguent devant les tapis de running, pour bien que tu voies onduler les vagues de ton gras de bide à chaque foulée, des coachs hyper protéinés tout droit sortis des Ch’tis à Miami, sans parler des vestiaires parfois douteux…

Autant dire que la perspective du club de gym un soir de novembre était d’un glauque ultime. Mais je pensais à mon jean, roulé au fond du placard, encore tout endolori de ses coutures au bord du craquage, en train de sangloter de désespoir… et je me suis dit… « bon sang, Latchetch, si tu ne le fais pas pour toi, fais-le au moins pour lui ! »

Et c’est ainsi que j’ai farfouillé sur Zippy Guide à la recherche un club de sport acceptable et que j’ai fini par poussé la porte de Keep Cool, une salle qui pouvait potentiellement me convenir pour une raison toute simple : elle ne ressemble pas DU TOUT au cauchemar que je viens de décrire.

Chez Keep Cool, y'a PAS ça, et c'est tant mieux !

Chez Keep Cool, y’a PAS ça, et c’est tant mieux !

J’avais largement sous évalué ma dégaine normcore extrême avec mes baskets pas utilisées depuis la Terminale et mon t-shirt Quechua, mais, bonne surprise, c’est passé inaperçu. J’ai été accueillie par un coach super sympa, qui m’a préparé un petit programme de découverte adapté à mes souhaits (perdre 6 kilos en 2 jours tout en continuant la choucroute, fastoche). Au moins, il ne m’a pas fait monter sur la balance direct en me mettant le nez devant l’atroce vérité, il a fait ça diplomatiquement !

Allez en route pour l’échauffement sur le vélo, face aux télés pour mater Friends tout en faisant monter le cardio (avec la prise casque sur le vélo pour pas louper les dialogues, un vrai plus !). J’ai donc fait tranquillement mon échauffement avec l’indémodable scène de Tu Pues Le Chat, et j’ai adoré. Proposer une programme culturel en salle de sport, c’est plutôt sympa.

Une fois bien échauffée, direction une série de petits exercices chronométrés sur des machines de renforcement fonctionnant avec de l’air comprimé ou de l’eau, façon tambour de machine à laver. C’est ludique, mais ça pique un peu au niveau des cuisses qui n’avaient pas vraiment bossé depuis quelques mois ! Ensuite, on n’est pas fatigué, on enchaîne sur les cours interactifs, individuels ou avec 2 ou 3 autres participants, selon la fréquentation et le choix de l’activité : dans l’une des petites salles cosy, on choisit son cours sur l’écran et on suit les instructions. Marche rapide, step, Pilates, aérobic, salsa, boxe… débutant, moyen, avancé… 5 minutes, 15 minutes, 20 minutes… Y’a le choix parmi près de 130 cours. J’avais été orientée sur le « trek » : alternance marche rapide + pompes sur tapis de marche. Paye ta suée !

Bilan : Keep Cool est vraiment raccord avec son slogan, « le sport sans la frime » et se bouger de façon ludique, ça fonctionne. J’ai particulièrement apprécié les cours sur vidéo à la carte. Ah oui, et les vestiaires sont vraiment propres (ce qui ne gâche rien), et y’a un sauna ! Maintenant, il va falloir s’inscrire pour de bon et me rabibocher avec mon jean. Bref, j’y allais un peu à reculons et j’en suis ressortie exténuée mais contente. Et j’ai rarement autant dégusté une bière d’après-sport !

KEEP COOL
6 salles à Lyon, bientôt une 7ème dans le CC Part Dieu

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