
On a donc décidé de tenter l’expérience.
Premier constat : en voiture, c’est mission impossible. Avec plus de 300 kilomètres qui séparent Lyon de la Méditerranée, vous passerez plus de temps sur l’autoroute que les pieds dans le sable. Une seule solution s’impose : le TGV.
Deux destinations permettent de rejoindre la Méditerranée en environ 1h40 : Marseille et Montpellier. On aurait très bien pu choisir la cité phocéenne (on n’a rien contre Marseille, bien au contraire), mais on s’est dit que les stations balnéaires situées au sud de Montpellier (Carnon, Palavas-les-Flots ou encore La Grande-Motte) avaient un petit parfum de vacances plus immédiat. Direction donc… Palavas-les-Flots.
7h30 : rendez-vous à Perrache

Une partie de la team CityCrunch se retrouve à la gare de Perrache. Ça pique un peu. Mais quand on pense qu’on est capables de se lever à 6 heures du matin en plein mois de janvier pour prendre un bus direction les pistes de ski, finalement, ce n’est pas si terrible. On voyage léger : une serviette, de la crème solaire, des sandales aux pieds et un parasol sous le bras.
À 7h36, le Ouigo quitte le quai. Prochaine étape : la Méditerranée.
Petit conseil au passage : au moment de réserver vos billets, vérifiez bien que votre train arrive à Montpellier Sud de France et non à Montpellier Saint-Roch. La première gare est située du côté de la mer et permet de rejoindre les plages beaucoup plus rapidement.
9h19 : arrivée sous le soleil

Tout le monde a plus ou moins somnolé pendant le trajet, qui est finalement passé très vite. À peine sortis du train, on commande un Uber qui nous attend juste devant la gare. Avant de partir, on avait demandé conseil à quelques fins connaisseurs de Montpellier pour trouver LA plage idéale. Notre choix s’est porté sur la plage des Jockeys, au nord de Palavas-les-Flots.
L’endroit est un peu excentré, possède peu de places de parking et, du coup, reste relativement tranquille même en plein été. En bonus, on y trouve quelques commerces bien pratiques pour passer la journée.
9h41 : les pieds presque dans le sable

Treize minutes et 18 euros plus tard, l’Uber nous dépose devant la plage. La mer est là. Quel bonheur !
Alors oui, techniquement, on a mis un peu plus de deux heures entre Lyon et la plage : 2h05 depuis le départ du train ou 2h25 porte à porte depuis mon appartement. Franchement ? On s’attendait à bien pire.
10h00 : enfin les vacances


Le parasol est planté. Les serviettes sont étalées. On passe en mode détendu ! La Méditerranée est un peu agitée aujourd’hui. On ne réfléchit pas longtemps avant d’aller sauter dans les vagues comme des gamins de 10 ans. À ce moment-là, Lyon paraît déjà très loin.
12h30 : tapas, bières et vue sur la mer

Après avoir alterné baignade, lecture, discussions existentielles et contemplation de l’horizon (oui, on appelle ça « kiffer la vie »), une petite faim commence à se faire sentir. Ça tombe bien. À deux pas de notre serviette se trouve Le Classico, un petit café posé au bord de la plage.
Quelques tapas, quelques bières bien fraîches, du soleil, le bruit des vagues… On est franchement très, très bien.


14h00 : oui, on peut surfer à Palavas

Depuis ce matin, les vagues nous font de l’œil. Juste à côté de nous se trouve Palwaï, l’école de surf de Palavas. Oui, oui. Une école de surf à Palavas. Ça existe vraiment. En temps normal, la mer est souvent trop calme et l’activité principale est plutôt la location de paddles. Mais aujourd’hui, la houle est suffisante pour sortir les planches. On loue donc un surf et un paddle pour une heure.

Évidemment, on n’est pas à Hossegor, mais les amateurs de glisse de la team prennent quand même énormément de plaisir. Les autres préfèrent tester leur équilibre sur le paddle… avec plus ou moins de réussite.


15h00 : retour à notre activité préférée

Après une heure à jouer dans les vagues, on retrouve nos serviettes. Et on reprend notre principale occupation de la journée : Ne rien faire. Et c’est franchement merveilleux.
17h00 : balade dans Palavas

Avant de reprendre le train, on décide d’aller faire un tour dans le centre de Palavas-les-Flots. Une dizaine de minutes de marche suffisent. Soyons honnêtes : architecturalement, Palavas, c’est pas folichon. On sent bien le petit village de pêcheurs qui s’est transformé dans les années 60 pour accueillir les premiers vacanciers à coups de résidences bétonnées. Mais tout cela fait aussi partie du charme de la station. L’ambiance est populaire, familiale, vivante.


On flâne dans les rues commerçantes, puis le long du canal où s’alignent bars, restaurants et terrasses. Impossible de résister à une glace du Glacier Catalan, histoire de terminer cette journée sur une note sucrée.

18h30 : déjà le retour

On serait bien restés dîner face au canal ou à la mer. Mais notre train ne nous attendra pas. Un dernier Uber nous ramène à Montpellier Sud de France, où l’on embarque à bord du TGV de 19h10. Direction Lyon.
20h48 : retour à la réalité
Nous revoilà dans la grande ville. À peine descendus à la Part-Dieu, on retrouve le bruit, le béton et les gens qui surgissent de partout.
Pendant le trajet du retour, quasiment tout le monde a dormi. Comme si cette journée à ne presque rien faire nous avait complètement épuisés. Comme quoi, bronzer est un sport.
Verdict : une journée à la mer depuis Lyon, c’est totalement faisable
On est revenus avec quelques coups de soleil, du sable dans les vêtements et une certitude : oui, il est tout à fait possible de partir passer une journée à la mer depuis Lyon. Le trajet est finalement rapide, l’organisation est simple et, contrairement à ce qu’on imaginait, le budget reste raisonnable. C’est même une excellente idée pour s’offrir une parenthèse estivale sans partir tout un week-end.
Combien ça coûte ?
- 🚄 Train A/R (Ouigo réservé à l’avance) : 59 €
- 🚖 Uber aller-retour (à 4 personnes) : 9,75 € par personne
- 🍻 Déjeuner (4 bières + 6 tapas à partager) : 14 € par personne
- 🏄 Location d’un surf et d’un paddle pendant 1 heure : 6,25 € par personne
- 🍦 Glace : 3,50 €
Total : 92,50 € par personne
Moins de 100 € pour une vraie journée à la mer, ce n’est finalement pas si délirant.
Et il est même possible de réduire la facture : en réservant les billets de train très tôt, en apportant un pique-nique et en faisant l’impasse sur les activités nautiques.
Bref, la prochaine fois qu’on vous dira que Lyon est à deux heures de la mer, vous saurez que c’est possible !