A moins que vous n’habitiez ailleurs que sur la planète Lyon, vous n’êtes pas sans savoir que le Grand Hôtel Dieu va ouvrir ses portes dans quelques jours (c’est prévu pour le 27 avril). Après de longs mois (et même années) de travaux, ce bâtiment emblématique de la ville va enfin être redonné aux Lyonnais.

On avait déjà pu visiter les travaux titanesques, il y a quelques temps, l’agence de communication qui gère le lieu nous a permis de tester, pas plus tard qu’hier, un des nouveaux services du lieu : des pédalos en libre service !

Mais c’est quoi les Pédalo’v ?

C’est donc par une des rares après-midis de beau temps de cette fin mars que nous nous pointons à l’Hôtel Dieu avec quelques autres influenceurs lyonnais. Sur place on retrouve Manon qui nous explique le concept.

À son ouverture, Confluence avait marqué les esprits avec son Vaporetto naviguant sur la Saône ; l’Hôtel Dieu veut lui aussi faire parler de lui en proposant un mode de transport inédit : des pédalos.

Un ponton a donc été installé sur le quai pour permettre aux Lyonnais de naviguer (en pédalant, mais pas que, j’y reviens plus tard) sur le Rhône depuis l’Hôtel Dieu.  

A l’ouverture, un seul ponton sera installé, mais si le concept rencontre le succès attendu, d’autres « stations » seront mises en place (Hôtel de Ville et Gerland sont à l’étude). L’objectif à terme est que les gens puissent aller et venir depuis l’Hôtel Dieu de n’importe où dans Lyon et de façon autonome comme ils le font avec les Vélo’v. D’où le nom du service !

Des grands cygnes blancs

Après les explications (et le café d’accueil) nous descendons au niveau du ponton et découvrons avec surprise le look des Pédalo’v : il s’agit de cygnes géants ! Manon nous explique que leur conception a été confiée à un designer danois (Colin Seehech), celui-ci avait été marqué de voir autant de cygnes sur les abords du fleuve et s’en est inspiré pour les pédalos.

Malgré leur aspect très kitch (mais totalement génial) les pédalos n’en demeurent pas moins des petits bijoux de technologie. Il y a une assistance électrique pour vous éviter de pédaler comme un perdu (surtout à contre-courant) et un système de guidage avec retour à la station de départ automatique si vous rencontrez le moindre problème. Les pédalos se rechargent à l’énergie solaire grâce à des panneaux présents sur le quai et à l’arrière du cygne.

On nous donne la carte permettant de déverrouiller le pédalo à la borne. Ca se passe comme avec les Vélo’v. On passe sa carte, on rentre son code, on choisit le numéro de son cygne et on va vite le débloquer.

J’embarque dans le cygne n°3. Je donne quelque coup de pédales en arrière pour nous extraire du quai. En route pour l’aventure !

Balade sur le Rhône

Nous voilà donc sur le fleuve. À cet endroit là, on a une vue assez inédite sur la ville. Vu d’en bas, l’Hôtel Dieu apparait encore plus immense. De l’autre côté, sur les Berges du Rhône, les passants nous regardent avec curiosité (et je suis sûr, envie).

On s’avance encore un peu plus au milieu du fleuve, on a un peu l’impression d’être le roi du monde (même si on est sur le dos d’un cygne géant en plastoc).

 

Le courant nous emmène sous le pont de la Guillotière,  dans ce sens c’est assez facile de pédaler et on se laisse tranquillement porter jusqu’au pont Raymond Barre où on s’accorde une petite pause.

Pour le retour, à contre-courant, c’est une autre histoire ! J’active l’assistance électronique pour nous ramener plus près du lieu de départ.

On remonte plus près de la rive gauche pour longer les péniches et avoir une vue d’ensemble sur la Presqu’Ile. On même droit à un joli rayon de soleil. Ça claque !

Après une demie-heure de balade nautique, notre cygne se met en mode retour automatique. On rejoint le ponton, sans même avoir à pédaler, en quelques minutes. Tout le monde a le sourire aux lèvres, c’était vraiment très cool !

Il est l’heure maintenant de rentrer, on remercie Manon pour l’expérience et on lui promet de revenir faire un tour dès l’ouverture.

Verdict

♥ On a aimé :
– le look des pédalos
– le côté hyper simple comme les Vélo’v
– la vue offerte sur la ville depuis le fleuve
– l’assistance électrique qui permet de ne pas trop se fatiguer et de rentrer au port tout seul

☁ On a moins aimé :
– Il y a seulement 2 places par pédalos. Pas évident pour les familles ou les groupes
– C’est plus cher que les vélo’v ou le Vaporetto. Comptez 5€ la demie-heure (vous pouvez précharger votre carte pour plusieurs trajets. Les 10 vous revenant à 45€)

Au final une très chouette expérience qui ajoute encore un truc à la longue liste des choses qui font que Lyon est une ville incroyable !

Pedalo’v
🏠 En face du 70 Quai Jules Courmont, Lyon 2
🚇 Métro Bellecour
⏰ Ouvert Tous les jours de 9h à 22h
💰 5€ Carte à retirer à l’accueil du Grand Hôtel Dieu
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