
Ca faisait un petit moment qu’on avait pas publié d’article voyage sur CityCrunch et avec l’arrivée des vacances d’été, on s’est dit qu’un petit récit d’aventure pourrait être le bienvenue.
Pour ne rien vous cacher, cet escapade date d’un petit temps déjà, je n’avais juste pas pris le temps de trier mes photos et d’en faire un guide qui pourait être utile pour les lecteurs de CityCrunch qui souhaitent faire un petit tour au Portugal, cet été. Mais les lieux traversés et les adresses testées sont toujours d’actualité. Alors, hop, c’est parti !
Résumé du périple
Jour 1 : arrivée à Porto et récupération de la voiture
On arrive à Porto en fin d’après-midi. Pour la petite histoire, l’aéroport de Porto est le dernier endroit d’où on a décollé avant que la pandémie de coco-machin nous tombe dessus. Ce n’est qu’une coïncidence, mais on trouve que c’est symbolique : la boucle est bouclée, on va pouvoir reprendre nos périples là où on les avait laissés.
Nous avons loué une voiture dans une agence de l’aéroport. On passe récupérer notre petite bolide et on prend l’autoroute pour rejoindre le centre de Porto. Après 30 minutes de route, on trouve à se garer, par miracle, au pied de notre Airbnb. On attrape nos valises, on met des sous dans le parcmètre et on rejoint notre logement. Notre appartement se situe au dernier étage d’un vieil immeuble d’une ruelle un peu crasseuse et sombre du centre, mais l’appart est super cosy et offre une belle vue sur les toits de la ville.

On sort ensuite se balader dans la ville qu’on connait déjà un peu. On grimpe jusqu’à l’imposante cathédrale de Porto avant d’emprunter la partie haute du pont Dom Luis construit par Gustave Eiffel (Cocorico !) . En contrebas, le fleuve et la ville s’étendent sous nos pieds, le soleil qui commence à plonger à l’horizon jette des couleurs flamboyantes sur les murs de Porto faisant scintiller les azujelos. Le moment est assez magique.




On redescend sur la rive gauche du fleuve en téléphérique. On s’arrête boire un petit Porto dans une de nombreuses caves du quartier et on passe saluer le lapin de Bordalo II, célèbre street artiste portugais.

On retourne sur la rive droite en empruntant cette fois la partie basse du pont. Sur les quais, l’animation bat son plein. Locaux et touristes se pressent sur les terrasses des bars pour profiter de l’atmosphère du début de soirée au bord de l’eau.
On se pose au Café do Cais et on commande notre première tournée de sangria et de tapas. Ce ne sera pas la dernière. On finira par rentrer se coucher alors que le soleil lui s’est barré depuis longtemps.
Jour 2 : Visite de Porto
On a décidé de ne pas partir tout de suite explorer les environs en voiture et de profiter encore de Porto une journée. Après avoir bu un café accompagné d’un indispensable Pasteis de Nata chez Castro, la meilleure adresse de la ville en la matière, on file au Palais de la Bourse où nous avons réservé une visite. Ce bâtiment qui abrite la Chambre de Commerce de la ville est certainement le plus beaux bâtiments de Porto. On découvre ses nombreuses pièces richement décorées. Chacune d’elles est l’occasion pour notre guide de nous parler de l’histoire de la ville.

La visite terminée, on file à la librairie Lello, l’une des plus belles et plus anciennes de la ville. Celle-ci est réputée pour avoir inspiré J.K. Rowling, l’auteure de Harry Potter (Elle a vécu à Porto, mais a avoué récemment n’avoir jamais mis les pieds dans la librairie). Arrivés devant, on constate qu’il y en a au moins pour 1h d’attente avant de pouvoir rentrer dedans. On change nos plans et on décide de faire quelque chose de tout aussi cool : aller à la plage.
On rentre à l’appartement prendre nos maillots de bain et nos serviettes et sautons dans le métro direction Matosinhos. 30 minutes plus tard nous voici devant le bleu de l’océan. Mais avant la baignade et la farniente sur la plage, on décide d’aller manger. De nombreux restaurants proposent du poisson grillé à même la rue dans d’énormes barbecues. On s’installe au Meia-Nau pour un repas des plus légers (c’est faux !).


Quand j’étais petit, on me disait qu’il fallait toujours attendre 1h après avoir mangé pour aller se baigner. Je fais fit de ses recommandations et malgré mon ventre plein à exploser, je plonge dans les vagues de l’Atlantique. L’eau n’est qu’à 16°C, mais on s’habitue rapidement à la froideur de l’eau.
Les surfeurs qui semblent s’en donner à coeur joie et les vagues assez petites, nous donnent envie de faire du surf. Ça tombe bien, on peut louer des planches et des combinaisons au bord de la plage. On est vraiment mauvais, mais on s’amuse comme des fous.

Vers 17h, on décide de lever le camp. Il faut dire qu’on a réservé une croisière sur le Douro et qu’on ne veut pas être en retard.
Faire une croisière sur le Douro, à bord des embarcations qui servaient autrefois à transporter le Porto, est aussi cliché que faire du Bateau Mouche à Paris. Mais on assume pleinement notre statut de touriste et ce d’autant plus que cela permet de voir la ville sous un angle différent. La croisière passe sous les 6 ponts de Porto avant de s’avancer vers l’embouchure qui déboule sur l’océan.


La croisière terminée, on file pour la prochaine étape de la soirée. Le Cantina 32, un restaurant qu’on avait déjà testé lors de notre premier séjour à Porto et qui propose des tapas assez dingues. On retrouve avec plaisir son cadre intimiste et un peu branchouille mais surtout les saveurs fantastiques qui font danser nos papilles.

C’est sur cette note culinairement parfaite qu’on rejoint nos pénates pour une nuit bien méritée.
Jour 3 : Parc National de Peneda Gerês
Ce matin, le road trip démarre enfin. On prend la direction du nord pour rejoindre le seul Parc National du Portugal : Peneda Gerês. Le long de notre trajet, la végétation se fait de plus en plus dense et verte. On ne s’attendait pas à trouver de tels paysages au Portugal.
On sort de l’autoroute et empruntons des routes tortueuses au milieu des montagnes. Alors qu’on gagne en altitude les panoramas se font de plus en plus époustouflants. On finit par apercevoir le Cavado, but de notre trajet.
On gare la voiture à Cova pour aller profiter d’une plage au bord du Cavado. A cet endroit la rivière se retrouve coincée entre plusieurs montagnes et forme comme un immense lac. On installe nos serviettes, on sort nos sandwichs et on profite de ce spot ultime pour kiffer la vie.

Après s’être un peu baigné en guise de digestion (1h après mangé qu’on a dit !!!!) on reprend la voiture pour prendre de la hauteur. On fait un premier arrêt au Miradouro da Pedra Bela pour admirer la rivière dans toute sa splendeur. L’endroit est vraiment à couper le souffle.


On reprend la voiture. Cette fois, on va voir une belle cascade. La Cascata do Arado est planquée au milieu des sapins et des rochers, mais après quelques minutes de marche on arrive à y accéder. Et hop, c’est reparti pour une petite baignade (C’était trop tentant).


La journée touche à sa fin. Il est temps pour nous de rentrer à Porto. Et oui, la suite de notre périple se déroulant au sud, on a décidé de garder notre appartement une nuit de plus et de repartir de Porto le lendemain.
On arrive un peu trop tard dans le centre-ville pour se faire un resto on mange donc à l’appartement.
Jour 4 : Aveiro et Costa Nova
C’est reparti pour l’aventure. Notre première étape du jour est Aveiro. Cette ville est réputée pour être la plus belle du Portugal. En arrivant sur place on comprend pourquoi : elle est traversée par plusieurs canaux et des bateaux très similaires aux gondoles les traversent. On se laisse d’ailleurs tenter par une des ses embarcations pour découvrir la ville.



La balade fluviale qui dure à peu près 1h nous permet d’avoir un bon aperçu de la ville et de repérer les coins sympas à voir. Après être descendu du bateau, on arpente Aveiro en nous émerveillant de ses pavés formant des dessins sur la chaussées et des bâtiments colorés. Après une bonne heure de marche dans la ville, on décide qu’on a amplement mérité une pause déjeuner.







En début d’après-midi on lève le camp et on reprend la voiture, direction Costa Nova, la plage située à 20 minutes d’Aveiro. Cette station balnéaire est réputée pour son interminable plage de sable clair mais surtout pour ses maisons traditionnelles à rayures.
On pique une nouvelle fois une tête dans l’eau fraîche de l’Atlantique avant d’aller explorer la ville. On tombe rapidement sur les premières maisons traditionnelles. Plus on se rapproche du centre, plus elles se font nombreuses. Si les styles sont parfois différents et les époques variées, chaque maison semble respecter le code de la rayure. C’est vraiment super mignon.






En fin d’après-midi, on reprend la voiture pour la dernière étape de la journée : Nazaré, la Mecque du surf, réputée pour ses vagues géantes. On arrive sur place, alors que le soleil commence sa plongée à l’Ouest. On ne perd pas une minute, on gare la voiture, on récupère les clés de notre logement et on file voir le coucher de soleil. Et quel coucher de soleil ! L’astre solaire se glisse dans l’eau pile entre deux rochers du cap de Nazaré !




On est encore enivré par le beau spectacle que la nature nous a offert quand on s’attable dans un petit restaurant de fruits de mer. On est pas mal… On enchaine avec une tournée des bars.


Journée 5 : surf à Nazaré
On attaque la journée au Café Da Vila, un petit café planqué dans les ruelles de Nazaré. On file ensuite au marché couvert où on fait le plein de poissons et de fruits de mer qu’on préparera à l’appartement (bonjour l’odeur qui est restée après !) au déjeuner.
Après le déjeuner, on file sur la plage principale, à la Nazaré Surf School pour le cours de surf que nous avons réservé. Et oui, il serait dommage de venir à Nazaré sans faire du surf, non ? Même si on en a tous déjà fait, notre niveau reste quand même débutant (et notre style très mauvais). Mais le prof est hyper pédagogique et après un échauffement et un rappel des gestes, nous voilà au milieu des vagues. Bien que réputée pour ses vagues géantes, Nazaré reste un spot de surf super accessible. Déjà parce que la plupart du temps, les vagues sont normales, ensuite parce que la zone de cours de surf se situe dans un coin un peu protégé de la baie. Bref, les vagues ne sont pas des monstres et conviennent parfaitement à notre humble niveau.


Après une session d’une heure trente, nous voilà rincés mais on a le sourire aux lèvres. On a tous réussi à prendre au moins une vague une fois (bravo nous !). On repasse à l’appart pour se changer et se poser un peu.
En fin d’après-midi, on monte dans le funiculaire pour rejoindre la partie haute de la ville. C’est le coin le plus typique de Nazaré et la vue sur la baie y est époustouflante. On prend ensuite la route de la Plage du Nord, la fameuse plage des vagues géantes. Juste avant la plage, un petit musée du surf est installé dans un ancien bastion. On y découvre pourquoi les vagues sont si grosses ici (spoiler : il y a un canyon sous-marin juste avant la baie) et les différents records qui ont eu lieu à Nazaré. Le musée nous permet aussi de mieux appréhender le rapport à la mer qu’entretiennent les habitants du coin et nous fait comprendre pourquoi cette station balnéaire ne s’est pas transformée en Disneyland du surf et reste assez authentique.










Après notre visite, on descend sur la plage du nord. Celle-ci est très sauvage. Il n’y a qu’une seule habitation perdue au milieu des pins (et quelques éoliennes au loin). Pour le reste ce n’est qu’une interminable bande de sable sur laquelle l’océan vient se fracasser avec violence.

On regarde le soleil plonger dans l’océan avant de remonter vers la civilisation puis de rejoindre le centre de Nazaré pour une nouvelle tournée de fruits de mer et de poissons (et des bières bien entendu !).
Jour 6 : Retour à Porto
On se prend un café face à l’océan en guise de petit déjeuner avant de reprendre la voiture. Notre vol de retour est aujourd’hui et nous devons être de retour à Porto dans 3h. Le trajet du retour n’est constitué que d’autoroutes, mais il est loin d’être monotone. On traverse des grandes étendues de verdure, des rivières. Moi qui pensais que le Portugal était un pays assez aride, je suis vraiment surpris de voir autant d’arbres et de forêts défiler sous nos yeux. Le Portugal est décidément plein de surprises. C’est notre 4e guide sur ce pays (avec Lisbonne, Faro et l’Algarve) mais on ne s’en lasse toujours pas. Les paysages sont fous, les gens sont cool et sympas, on y mange bien (Ok c’est un peu gras) et on arrive encore à tomber sur des coins authentiques. Bref, il y a de fortes chances qu’on revienne. Encore. Et encore.