
Ici, chaque artiste participe à la grande narration du festival. Des figures historiques aux nouveaux talents encore confidentiels (parfois connus uniquement à l’échelle locale), la programmation tisse un dialogue constant entre héritage et avant-garde. Une chose est sûre : cette édition 2026 promet une immersion totale, exigeante et résolument engagée.
Un festival indépendant, politique et en mouvement

Depuis toujours, Nuits Sonores revendique son indépendance. Une position qui lui permet d’explorer sans compromis, de défendre des propositions artistiques singulières et de faire de la création un acte politique. Cette année encore, le festival poursuit son engagement en faveur d’une scène plus inclusive, avec une présence féminine toujours plus forte derrière les platines, sur scène et dans les projets curatoriaux.
Loin des programmations formatées, Nuits Sonores continue de mélanger légendes de la musique électronique, à l’image de Laurent Garnier, artistes ayant profondément influencé la culture club, et nouvelles voix prêtes à bousculer les codes, comme Dumama.
Des concerts spéciaux pensés comme des expériences`

Parmi les temps forts de cette édition, les concerts spéciaux occupent une place à part. Pensés en lien étroit avec les artistes, les lieux et l’histoire du festival, ils proposent des formats rares, parfois inédits.
Le 14 mai, direction la Chapelle de la Trinité pour une expérience hors normes avec Kali Malone. Entre électro-acoustique et exploration quasi scientifique du son, l’artiste joue avec les fréquences, la noise et l’intensité sonore pour plonger le public dans un état proche du psychédélisme. Une performance immersive, à la frontière de l’expérimentation pure.
Autre projet très attendu : Baby Volcano, les 15 et 16 mai aux SUBS. À mi-chemin entre performance, création scénique et comédie musicale contemporaine, l’artiste propose un projet hybride, aussi déroutant que captivant, où le corps, la voix et le récit prennent une place centrale.
Panorama de la programmation 2026
Comme chaque année, Nuits Sonores déploie une programmation dense et plurielle, pensée cette année comme une traversée de 6 grandes thématiques.
L’esthétique du processus, on retrouve des artistes qui font de la création un acte politique, entre live coding, détournement technologique et refus de la standardisation des machines, à l’image de DJ Dave, Anamanaguchi ou Colin Benders.
La thématique du barrio au dancefloor global met en lumière la vitalité des scènes latino-américaines, de la Colombie au Brésil, en passant par le Venezuela, l’Uruguay ou le Chili, véritables moteurs d’une nouvelle avant-garde électronique. Avec des artistes comme DJ Babatr (Venezuela), Edna Martinez (Colombie) ou Mochakk (Brésil).
Avec au cœur des cultures hardcore, le festival plonge dans des esthétiques radicales : frapcore (mélange de rap français et hardcore) avec notamment : Von Bikrav ou Urumi. Mais aussi de l’acidcore, gabber ou j-core, entre énergie brute et héritage des scènes alternatives.
Les mémoires sonores, récits et traditions réincarnées occupent aussi une place centrale, avec des projets comme Aïta Mon Amour, Dumama ou Nazar, qui réinterprètent des répertoires traditionnels et des récits personnels pour créer de nouvelles formes contemporaines.
La thématique temps long et introspection invite à ralentir et à perdre la notion du temps, grâce à des formats étendus et immersifs portés notamment par WSNWG, Ben Sims ou Xiaolin.
Enfin, Nuits Sonores continue d’affirmer son ancrage territorial avec les artistes locaux, en soutenant des projets qui génèrent des communautés et des scènes, comme Shibuuya ou Goupile.
Le coup de cœur de la rédac’

Si les grands retours et les formats marathon font déjà saliver, notre vraie curiosité cette année se porte sur Anamanaguchi. Le groupe new-yorkais, figure culte de la scène chiptune, détourne consoles et technologies supposées obsolètes pour créer une musique euphorique et ultra contemporaine. Une proposition aussi ludique qu’expérimentale !
Ce n’est pas tout…

D’autres annonces arrivent très bientôt, notamment sur les traditionnels Open Air gratuits au Heat, la version kids des Nuits sonores, Mini Sonore, ainsi que sur les nombreux projets investissant l’espace public et les lieux culturels lyonnais.
S’ajouteront également des workshops, talks, Radio Lab, des masterclasses dédiées aux femmes artistes, sans oublier le Lab Connect, pensé comme un espace de rencontre et de transmission autour des pratiques musicales et artistiques.
Avec cette programmation 2026, Nuits Sonores confirme son statut de festival le plus attendu de l’année à Lyon. Un événement où la fête dialogue avec la réflexion, où le dancefloor devient un espace de récit collectif, et où la musique électronique continue de se penser autant qu’elle se danse. Rendez-vous en mai pour vivre, une fois encore, ce moment à part dans le paysage culturel lyonnais.
Info pratiques :
📍 Les Grandes Locos, La Sucrière, Le Sucre, La Trinité, Les Subs et autres lieux à venir
📆 Du 13 au 17 mai 2026
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