run in lyon 2010

Ce soir, parlons sport sur Lyon69. Car après la Parisienne en septembre 2009, nous (Camille d’Essayage et UneMolkette) avons voulu tester la course à pied façon lyonnaise, avec la Run In Lyon, un an plus tard.

Un an pendant lequel nos baskets sont restées bien tranquilles au fond du placard, vous imaginez bien…
Notre mission un mois et demi avant l’épreuve : être capable de courir 10 km. Même pas peur !

Et on a réussi figurez-vous… grâce à des petits challenges pas prévus comme :

1. Courir en public

Les berges du Rhône restent un bon plan footing, et la portion qui longe les péniches est un accélérateur de progrès indéniable.
Devant toutes les terrasses, les pintes de bière et les paires d’yeux (dont, potentiellement, celles de vos collègues), instinctivement, votre foulée devient ultra athlétique. Et vous pulvérisez le chrono sur toute la longueur, du Q Boat jusqu’à la Barge : une sacrée trotte l’air de rien !

2. Courir à la nuit tombée

Sur les berges, au parc de Gerland ou à la Tête d’Or, passé 20h, il fait nuit. Et même si on est des grandes filles, le trip Blanche Neige perdue dans la forêt bien sombre, ça nous a fait cavaler : sortir le plus vite possible de ce guêpier est devenu une obsession ! Doublage de gens (yes !!), rythme de folie : avoir les chocottes, ça paye ! (Enfin bon, faites attention quand même, hein !)

3. Se tromper de chemin et/ou prendre des itinéraires bis en allant au parc de Gerland.

Le meilleur moyen pour progresser est de rater votre partenaire que vous étiez censé(e) récupérer en cours de route. Du coup, vous êtes tous deux flippés : personne ne se retrouve, vous accélérez pour rejoindre au plus vite votre point de rendez-vous final, vous êtes tellement angoissé(e) que vous oubliez que vous courez. Parfait : vous avez gagné en vitesse et en endurance !

4. Vivre comme au siècle dernier. Ou comme au Moyen-Age

Pour compléter  – à notre insu – cet entraînement à base de grosse frousse, nous étions parties sans téléphone ni montre.
Comme il faisait nuit noire (cf petit 2) et qu’on s’était complètement perdues (cf petit 3), il a fallu :
– demander l’heure aux joggeurs qui passaient
– les interroger ( « z’auriez pas vu une fille avec un lecteur mp3 comme ça ? » )
– leur demander de bien vouloir faire les messagers ( « si vous voyez une fille avec un lecteur mp3 comme ça, vous pouvez lui dire que je l’attends au pont de l’Université s’il vous plaît ? » ).
Alors, disons qu’on a bien travaillé notre souffle au passage, parce que courir en parlant, ce n’est pas VRAIMENT chose aisée.

Toutes ces looses de footing sont véridiques, mais que voulez-vous, on positive coûte que coûte ! Et on doit vous avouer que fortes de toutes ces mésaventures et parce que, en vrai, on a eu un peu peur et c’est quand même dangereux de courir au milieu de nulle part (donc ne nous imitez pas, hein, on culpabiliserait !), on s’est lesté illico presto de nos iPhones et même de lampes de poches, au cas où ! Et on envisage même le sifflet d’urgence et la bombe lacrymo ! (Et bon, courir en étant chargées comme des abeilles, c’est pas si mal… ça permet de se sentir légères comme des libellules le jour J :)

Et alors, ce jour J ?!

Eh bien Dimanche 3 octobre à 9h on était sur la ligne de départ et on a tenu les 10 km !!
Courir à Bellecour, sur les quais de Saône jusqu’à Saint Paul, puis redescendre côté Pêcherie, remonter la rue de la République, tout ça sous un beau soleil : c’était très très chouette ! (Encore plus que les Berges du Rhône de nuit et avec la frousse !)
On remet ça ? (Oh ouiii !)