Salut les petits chatons, aujourd’hui, je vais encore vous raconter une des mes premières fois. Car il y a quelques jours j’ai pu mettre les pieds dans la tour de contrôle d’un aéroport.

C’était aussi la première fois que je me rendais à l’aéroport sans ma valise ni l’angoisse d’être en retard. Sans avoir checké douze fois ma poche pour m’assurer de ne pas avoir oublié mon passeport, je m’approchais tranquillement de l’aéroport Lyon-Saint Exupéry, pourtant excitée comme une puce.

L’envers du décor d’un aéroport

Si vous suivez assidument CityCrunch, vous n’êtes pas sans savoir que nous collaborons régulièrement avec les Aéroports de Lyon (comme avec notre dépaysante rubrique Bon Voyage). Il y a quelques jours, ils nous ont proposé de venir assister à la remise du label CDM (j’y reviens plus tard) et de visiter les coulisses.

Pour bien comprendre tout ce qu’implique un vol au regard d’une passagère rêveuse (et donc l’importance de l’obtention du fameux label),  j’ai eu le privilège de visiter des endroits que le commun des mortels ne voit jamais (dont la tour de contrôle, oui, oui !) et de rencontrer de nombreux acteurs de l’aéroport.

Pour imaginer un peu ce que je ressens à ce moment là, remémorez vous à l’âge de 4 ans, la sensation, un soir de 24 décembre, ça permettra de situer un peu mon niveau d’impatience !

Etape 1 : La salle d’approche

Après avoir déposé nos cartes d’identité en échange d’un badge visiteur, nous avançons les uns derrière les autres dans un dédale de couloirs. A notre gauche une porte vitrée… Le personnel qui nous guide nous met en garde sur l’importance de ce qui se passe dans cette salle avant d’y rentrer et nous invite à être le plus discret possible et ne pas discuter ni avec les contrôleurs aériens, ni entre nous. On se fait tous sages. A chaque instant les contrôleurs guident les pilotes, dès qu’il arrivent dans l’espace aérien, à 5000 m d’altitude, pour leur permettre de se présenter dans l’axe de la piste. Le niveau d’attention est maximum.

Une dizaine de personnes, une cinquantaine d’écrans, des outils de communications des strips (oui oui des bandelettes de papiers… Ce qui restent encore le moyen utilisé dans pratiquement toutes les tours de contrôle du monde et que le digital n’a pas réussi a détrôner).

Pour bien comprendre : A chaque fois qu’un avion entre dans l’espace aérien en charge de cet aéroport il prend contact avec un contrôleur aérien, qui va le guider par radio jusqu’à la piste. L’objectif : assurer un trafic fluide, rapide, et en sécurité à tous les avions. Un nouvel avion qui arrive, c’est une nouvelle bandelette de papier, avec son immatriculation, son point de départ, d’arrivée, et son altitude. Il va lui ouvrir une position, un ordre de passage à un endroit précis. Le pilote attend l’autorisation de son interlocuteur pour modifier son altitude. Le contrôleur doit garantir un minimum de 300m d’altitude entre chaque avion.

La couleur des supports à strips dépends du type de vol : avion qui vole à vue, avion de frêt, avion au départ, ou à l’arrivée, en transit…

Tout est orchestré avec précision, rigueur, concentration.

Jusqu’ici, je n’imaginais que vaguement à quoi ressemblait cette pièce, avec comme référence de vagues extraits de films à gros budget. Mais le plus impressionnant, et difficilement descriptible, c’est bien l’atmosphère feutrée et solennelle plus que le nombre d’écrans.

La réactivité est la qualité absolue attendue dans ce métier.

Etape 2 : La tour de contrôle (hiiiiiiiii!)

Nous continuons jusque à un petit escalier en colimaçon… 20 m plus haut, la vigie. Ca ressemble à un salle de réunion toute vitrée, avec des ordinateurs, et une vue imprenable sur la piste; dès que l’avion est à proximité de la piste il change de fréquence radio pour ensuite communiquer avec les agents de la tour de contrôle, qui vont guider les avions à vue, depuis leur arrivée au niveau de la piste jusqu’à leur place de stationnement.

 

Etape 3 : la salle de maintenance technique

Des écrans un peu partout, les gens qui travaillent ici développent et assurent le bon fonctionnement de tous les moyens techniques nécessaires à la navigation aérienne, des radars et beaucoup d’autres outils …

La visite s’achève avec cette agréable sensation de ne plus être la passagère néophyte que j’étais 2h plus tôt. L’aéroport ne m’a pas dévoilé tous ses mystères (et heureusement), mais nos interlocuteurs ont été parfaits pour transmettre la passion qui les anime et rendre accessible leur métier en si peu de temps. Un vrai moment d’émotion pour moi, d’avoir eu le privilège d’approcher de l’intérieur les rouages de cette gigantesque machine à voyages.

Mais au fait c’est quoi le label CDM ?

Oui, rappelez-vous, en début d’article je vous disais que j’étais ici pour la remise du label CDM à l’aéroport Lyon-Saint Exupéry (qui est désormais le 26ème aéroport européen à obtenir cette reconnaissance.

CDM, c’est l’abréviation de « Collaborative Decision Making ». En clair : un système de gestion qui permet d’optimiser le partage d’informations en temps réel entre tous les acteurs de l’aéroport (et ils sont nombreux ), pour augmenter la qualité opérationnelle du site. Les enjeux sont multiples et directement appréciables par les clients. En diminuant l’inertie du passage d’information entre les équipes, le système permet de mieux prévenir les événements (aléas techniques, météorologiques, …) et de réduire les temps d’attente. Cela permet aussi d’améliorer la ponctualité des vols (on est contents !). Cela diminue également le temps de roulage des avions sur la piste (= moins de carburant consommé, on est contents pour la planète !). Enfin cela permet d’augmenter le nombre des vols, donc des destinations. De quoi alimenter encore notre rubrique Bon Voyage.

Voilà, j’espère que cette petite visite vous a plu, moi j’en garde encore un souvenir émerveillé !