
Au programme : des films en compétition, des séances de minuit, du cinéma français, du cinéma international, des futurs chefs-d’œuvre (peut-être une future palme) et des œuvres dont personne ne comprendra vraiment la fin mais que tout le monde fera semblant d’avoir adorées.
Voici les films en compétition que vous pourrez voir :
Fatherland de Pawel Pawlikowski
Un écrivain allemand revient en 1949 dans son pays dévasté avec sa fille, traversant une Allemagne encore marquée par la guerre et les divisions politiques. Pawlikowski (Cold War, Ida) revient avec son esthétique noir et blanc ultra maîtrisée : on est clairement sur un film qui vise le grand cinéma, celui qui te colle des images dans la tête pendant trois jours.
Garance de Jeanne Herry
Une jeune actrice tente de tenir debout malgré une addiction à l’alcool qui désorganise progressivement sa vie personnelle et professionnelle. Jeanne Herry confirme son goût pour les récits humains très incarnés (Je verrai toujours vos visages), et Adèle Exarchopoulos promet un rôle intense.
Notre Salut d’Emmanuel Marre
En pleine France de 1940, un homme tente de faire publier son manuscrit dans un contexte politique qui s’effondre et glisse peu à peu dans les compromis et la survie morale. Emmanuel Marre, connu pour son cinéma social et très réaliste, semble ici mélanger tension historique et portrait d’un homme ordinaire (son arrière-grand-père) face à l’Histoire.
Soudain de Ryūsuke Hamaguchi
Un événement inattendu bouleverse la vie de plusieurs personnages et redessine leurs trajectoires à travers des rencontres et des choix de vie décisifs. Hamaguchi (Drive My Car) est devenu une valeur sûre du cinéma mondial : dialogues longs, émotions contenues et finesse extrême autrement dit, un film qui va soit vous captiver totalement, soit vous hypnotiser doucement.
Histoires de la nuit de Léa Mysius
Dans une maison isolée, une fête familiale bascule progressivement lorsque des visiteurs extérieurs font remonter tensions et secrets enfouis. Léa Mysius (Les Chatouilles, Ava) aime les zones floues entre réalisme et trouble : ici encore, on est probablement dans un film atmosphérique, étrange et très sensoriel.
La vie d’une femme de Charline Bourgeois-Tacquet
Une chirurgienne très investie dans son travail voit sa vie bouleversée par la rencontre avec une écrivaine venue observer son quotidien. Après Les Amours d’Anaïs, la réalisatrice continue son exploration des trajectoires féminines contemporaines, avec Agnès Jaoui et une approche à la fois légère et très introspective.
The Man I Love d’Ira Sachs
Un homme retrouve un ancien amour à New York alors qu’il traverse une période de crise personnelle et sentimentale. Ira Sachs est un spécialiste des récits intimes et mélancoliques (Passages, Love Is Strange) : on peut s’attendre à un film tout en nuances sur les regrets et les liens qui ne disparaissent jamais vraiment.
Parce que Cannes, ce n’est pas que la compétition officielle, la programmation lyonnaise inclut aussi quelques films hors compétition et sélections parallèles. On y retrouve notamment Her Private Hell de Nicolas Winding Refn, le réalisateur de Drive, annoncé comme une expérience visuelle très stylisée, mais aussi des films comme Mémoire de fille de Judith Godrèche ou Quelques mots d’amour de Rudi Rosenberg, sélectionnés dans les sections Un Certain Regard ou Cannes Première. Enfin, vous pourrez découvrir si le film d’animation queer Jim Queen est à la hauteur de l’enthousiasme suscité par sa bande annonce.
Bref, le Pathé Bellecour fait exactement ce qu’on aime : nous proposer un grand moment de cinéma. Pas besoin de connaître quelqu’un à Cannes. Pas besoin de faire semblant d’avoir “une sensibilité particulière pour le cinéma contemporain européen”. Juste des films, des sièges rouges, et trois jours où Lyon se prend pour la Croisette sans les paillettes. Et franchement : on prend !
Cannes à Lyon
📅 Du 22 au 24 mai 2026
📍 Pathé Bellecour
🎟️ Tarif habituel cinéma
🎬 Programme complet et réservations sur le site web de Pathé