sicko
Les reportages de Mickael Moore ont des nombreux défauts :
– Caricaturaux
– Démagogique
– Déformant la vérité
– Virant dans le pathos
– Préférant le sensationnel à la réalité
Et la liste est encore longue (Vous pouvez d’ailleurs allez voir ce site si vous en voulez encore : http://www.moorewatch.com/ ).


Je suis allé voir Sicko hier, ça ne déroge pas à cette règle.

Ca tombe bien car c’était exactement ce dont j’avais besoin en ce moment : qu’on caresse mon anti-américanisme dans le sens du poil
et qu’on me montre combien c’est horrible chez les autres et génial chez moi.

Notre bon gros Mike nous dresse un portrait de la France idyllique avec ses habitants se bécottant sur les pelouses, buvant du vins, fumant des clopes, ne payant pas, ni médecin, ni université, ni crèche (ah, bon ?) ni femme de ménage (euh, ou est ce qu’on fait la demande, Mike ? Je suis allé à la CAF, ils se sont bien foutu de ma gueule !).

On passe des rires, aux larmes, des américains dépressifs, aux Français festifs, des boulevard pleines de gros gens obèses, aux avenues chics pleines de jolies filles élancées, du désespoir de devoir vendre sa maison pour payer une opération à la joie des apéros entre amis passé à s’extasier devant le fait qu’en France tout est gratuit sauf le poisons et les légumes, deux des plus grosses dépenses des ménages de l’Hexagone…

Alors si vous êtes aux bords de sombrer dans la sinistrose à la vue des chiffres de l’économie française, de la baisse du pouvoir d’achat et des nombreuses réformes à venir, foncez voir ce film. A défaut d’y voir un point de vue objectif sur les différents systèmes de santé au monde (Américain, Canadien, Cubain, Anglais et Français) votre moral et votre plaisir de vivre en France sera reboosté comme jamais !

Mickael Moore, c’est un peu comme le Prozac du reportage, c’est mauvais mais qu’est ce que ça fait se sentir mieux !