
Cette semaine, ce sont les lecteurs de CityCrunch qui prennent les rênes du magazine ! Aujourd’hui, c’est Sam qui nous raconte un aller-retour à la campagne qui a duré 3 ans.
Pas sur un coup de tête. Sur un coup de saturation.
À l’époque, tout le monde voulait partir. Les annonces immobilières ressemblaient à des appels à la survie : « maison au calme », « retour à l’essentiel », « cadre verdoyant ». J’étais jeune, un peu paumé, très fatigué, persuadé que le problème venait de la ville et mon job me permettait de faire beaucoup de télétravail.
Alors je suis parti.
La campagne, ce mythe urbain
Quand tu vis en ville, la campagne devient un fantasme.
Un endroit où tout serait plus lent, plus simple, plus vrai. Où les gens se diraient bonjour, où le silence ferait du bien, où tu deviendrais naturellement quelqu’un de plus apaisé, presque sage.
J’ai acheté cette histoire à 100 %.
Je suis parti chercher du calme. J’ai trouvé du silence. Nuance.
Ce que la campagne m’a appris n°1 : le silence, c’est bien… mais c’est long
Au début, le silence impressionne. Il est presque solennel.
Puis il devient pesant.
Et enfin, franchement gênant.
À la campagne, quand il ne se passe rien, il ne se passe vraiment rien. Pas de bruit de fond, pas de vie périphérique, pas cette agitation rassurante qui te rappelle que tu fais partie d’un ensemble.
La ville, elle, te fatigue. Mais elle t’accompagne.
La campagne te laisse seul avec tes pensées. Et honnêtement, ce n’est pas toujours une bonne idée.
Ce que la campagne m’a appris n°2 : le calme n’est pas une personnalité
Je pensais que vivre au vert me transformerait.
Que j’allais devenir quelqu’un de plus équilibré, plus posé, presque philosophe.
En réalité, j’étais exactement le même, mais avec plus de temps pour ruminer.
La campagne ne règle rien. Elle amplifie.
Si tu es stressé, tu deviens anxieux.
Si tu es seul, tu le remarques davantage.
Et si tu es un peu paumé, tu te retrouves juste… paumé, mais entouré de champs.
Ce que la campagne m’a appris n°3 : la ville est fatigante, mais elle est pratique
À Lyon, je râlais sur tout.
Les transports, les gens pressés, les gens trop lents, le bruit, les loyers, les terrasses pleines quand tu veux juste t’asseoir.
À la campagne, j’ai compris que la ville fonctionne.
Un resto ouvert un mardi soir.
Un cinéma à moins de 10 minutes.
Des amis qui peuvent passer « juste pour un verre ».
Des choses à faire sans avoir besoin d’un agenda partagé et d’un plein d’essence.
La campagne, c’est magnifique.
Mais c’est une organisation militaire déguisée en tranquillité.
Ce que la campagne m’a appris n°4 : la sociabilité ne se décrète pas
On te dit souvent : « à la campagne, les gens se parlent ».
C’est vrai. Mais pas forcément avec toi. Et pas forcément longtemps.
Créer du lien quand tout le monde se connaît depuis 30 ans, c’est un sport de haut niveau. Tu restes le nouveau très longtemps. Parfois toujours.
En ville, les relations sont plus superficielles.
Mais elles sont plus nombreuses.
Et parfois la quantité aide parfois plus que la profondeur.
Le retour à Lyon, sans illusion
Au bout de trois ans, j’ai arrêté de me mentir.
Je ne détestais pas la ville. J’étais juste épuisé par un moment de ma vie.
Alors je suis revenu.
En plein centre.
Là où ça klaxonne, où ça parle fort, où il y a trop de choix et pas assez de temps.
Et bizarrement, ça m’a soulagé.
Ce que la campagne m’a appris sur Lyon
La campagne m’a appris que Lyon n’était pas le problème.
Que la fatigue n’est pas géographique.
Et que le calme absolu n’est pas une solution universelle.
La ville est imparfaite. Bruyante. Énervante. Épuisante.
Mais elle est vivante. Et quand tu es un jeune cadre un peu paumé, la vie, c’est parfois exactement ce qu’il te faut.
Je n’ai pas renoncé à la campagne.
Je sais juste maintenant qu’elle me convient… en week-end.
Et Lyon ?
Je râle toujours autant.
Mais au fond, je suis content d’être rentré.
8 commentaires
Mouais, le texte ChatGPT de A à Z. Sinon, je peux aussi taper moi-même le sujet et lire mon propre article :
Pourquoi j’ai quitté Lyon pour la campagne… Et pourquoi je suis revenu en ville trois ans après
Quitter Lyon, ce n’était pas un caprice.
C’était une décision mûrie, presque logique, à un moment précis de ma vie.
La ville m’avait nourri, stimulé, porté pendant des années.
Mais elle avait aussi fini par m’user. Le bruit permanent, la densité, la sensation de courir sans jamais vraiment s’arrêter. J’avais besoin d’air. De silence. De distance.
Alors j’ai fait ce que beaucoup fantasment sans toujours oser :
j’ai quitté la ville pour la campagne.
Le départ : chercher le calme, reprendre la main
Au départ, la campagne représentait tout ce que Lyon n’était plus pour moi.
De l’espace.
Du temps.
Une forme de lenteur que je croyais perdue.
Les premiers mois ont confirmé cette impression. Les journées étaient plus longues, moins fragmentées. Le silence, d’abord déroutant, devenait presque apaisant. On entend à nouveau ses propres pensées quand rien ne les couvre.
Professionnellement, je me disais que le télétravail rendait tout possible. Internet, un bureau, et le reste suivrait.
Personnellement, j’avais le sentiment de reprendre la main sur mon rythme, mes priorités, mon énergie.
Sur le papier, tout était cohérent.
Ce que la campagne m’a vraiment appris
Avec le temps, l’idéal s’est nuancé.
La campagne offre du calme, oui.
Mais elle impose aussi une forme d’isolement qu’on sous-estime souvent.
Les interactions sont plus rares. Les opportunités aussi. Chaque déplacement devient une organisation. Chaque rendez-vous a un coût en temps et en énergie. Ce qui est reposant au début peut devenir contraignant sur la durée.
J’ai aussi réalisé une chose essentielle :
le calme ne règle pas tout.
Il apaise l’extérieur, mais il met parfois en lumière ce qui bouillonne à l’intérieur. Quand il n’y a plus de bruit autour, on ne peut plus s’y cacher.
Et puis il y a l’élan.
Celui que la ville provoque presque malgré elle. Les rencontres imprévues, les échanges, les projets qui naissent autour d’un café, d’un dîner, d’une discussion qui n’était pas prévue.
Petit à petit, quelque chose me manquait.
Merci pour ton commentaire et ta version de l’article façon chat GPT. On adorerait pouvoir sous traité tous nos articles au IA. Est-ce que cet auteur invité à utiliser chatGPT, on en sait rien. Mais le sujet nous a parlé, alors on a publié son texte.
sans aucun jugement,je suis moi même campagnard exilé en ville
un citadin sera toujours un citadin et un campagnard, un campagnard .
si vous avez grandi dans un environnement c’est très dur de changer, mais pas impossible 😉
très sympa à lire et thème qui parle à beaucoup d’entre nous.
L’article pousse à la réflexion, j’ai apprécié ce moment .
Merci pour cet article !
Très bonne analyse !
Autre option, choisir une ville plus petite, plus facile à vivre mais qui offre l’essentiel en termes de commerces, offre culturelle, offre de santé et d’éducation, entourée de belle nature accessible.
J’ai trouvé tout cela à Saint Etienne avec un prix de l’immobilier trois à quatre fois moins élevé.
C’est exactement ce que j’ai vécu entre 2025 et aujourd’hui. J’ai quitté mon boulot dans l’optique de travailler entre Drôme et Ardèche. C est hyper chouette mais en à peine 1 mois , Lyon me manque et quand je rentre, car je n’ai pas encore déménagé, au lieu de me garer direct chez moi, je me gare sur les quais et fait un tour en ville. En effet, même sans parler aux gens, le fait de les voir, de voir de la vie, est assez rassurant alors même que je voulais partir car « marre des lyonnais qui tirent la gueule toute la journée » 🤣
Les Fatals Picards avaient prévenu pourtant ^^