Raz le bol de claquer tout votre argent pour assouvir votre passion du poisson cru ? En ces temps de crise, de perte de pouvoir d’achat, pourquoi ne pas mettre un peu les mains dans le wasabi pour vous préparer vous même vos sushis, makis et autres sashimis et soulager un peu votre porte-monnaie ?

Le calcul qui tue :
Une livraison hebdomadaire de japonaiseries à 50 euros = 2 500 euros à l’année !

Bien sûr, ne vous attendez pas à trouver tout ce qu’il vous faut au Monoprix du coin ni même dans un méga super marché de banlieue. La route est pleine d’embuches pour celui qui veut devenir maitre dans l’art de préparer ces mets raffinés… Heureusement, ayant réussi cette traversée par le passé et sans trop de casse (à part quelques amis intoxiqués lors de mes premiers essais, paix à leur âme…), je m’en vais vous donner quelques indications…

Où trouvez le matériel de base ?

Les ustensiles.
N’essayez même pas de faire des makis en les roulant avec vos petits doigts boudinés. Un seul mot d’ordre : équipez-vous !

De nombreux kit à sushis sont disponibles dans les grandes enseignes du type BHV ou Habitat. Fuyez-les ! Prenez plutôt le métro pour la Guillotière et son quartier chinois. Outre plein de petites échoppes accueillantes (pour peu qu’on ait pas froid au nez…) vous trouverez deux grosses superettes (l’une rue Pasteur, l’autre, plus propre, rue Passet). Tout ce dont vous avez besoin à des prix défiants toute concurrence se trouve là :

  • Un makisu : il s’agit d’une natte de bambou. Elle vous permettra de rouler vos makis à la perfection.
  • Une Spatule à riz : pas indispensable mais très pratique pour étaler son riz sur le makisu.
  • Des baguettes : les baguettes japonaises sont plus pointues que les chinoises. Choisissez bien !
  • Un set à sushi : pour présenter vos créations, c’est toujours plus classe que des assiettes en cartons.
  • Un autocuiseur : pas indispensable mais si vous comptez vraiment vous mettre à la production récurrente de sushis et makis ou si vous êtes un gros consommateur de riz, c’est l’appareil de rêve : un verre de riz, un verre d’eau et hop, on appuie sur le bouton et on ne s’occupe de rien… Les petits modèles coutent moins de 20 euros, pas cher et vite rentabilisés.
  • Moule à sushis : pour éviter que vos boulettes de riz ressemblent à des crottes de caniches, rien de tel qu’un moule à sushi. Cela fonctionne un peu comme des bacs à glaçons, mais version riz. Vous pouvez également en commander des très pratiques sur le net.

Les ingrédients de base :

Toujours dans le quartier chinois, vous trouverez tous ces ingrédients à prix hyper réduits :

  • Yaki-nori : les fameuses algues grillées qui serviront à enrouler vos maquis ou a ficeler vos sushis
  • Wakama : toujours des algues. Elles se présentent sous forme séchées et servent à la préparation de la soupe Miso.
  • Wasabi : la « moutarde » japonaise se présente sous forme de tube ou de boites de conserve.
  • Pâte Miso : ingrédient à diluer dans un bouillon pour réaliser la fameuse soupe du même nom.
  • Gingembre mariné : le gingembre se consomme entre deux sushis pour rincer la bouche.
  • Riz japonais : bien qu’il soit possible de faire des sushis avec du riz classique, le riz japonais, rond, est bien sûr conseillé.
  • Vinaigre de riz : accompagné de sucre, il permettra d’assaisonner le riz (vous pouvez trouvez également des assaisonnements pour riz à sushis en poudre, bien pratique)

Tel Ali Baba dans la caverne des 40 voleurs, vous repartirez probablement avec plein d’autres choses : nouilles, épices, thé, etc.

Où trouvez du bon poisson ?

Quand on habite à plus de 300km de la mer, il n’est pas évident de trouver du poisson frais. La consommation de poisson cru n’est pas sans risque pour votre estomac, voici quelques endroits où trouver votre bonheur sans douleur :

  • La poissonnerie Vianay, bd de la Croix-Rousse. Une des dernières poissonneries lyonnaises. Le poisson est frais et de qualité.
  • Les Halles de Lyon : Super frais, super bons pour peu que vous n’ayez pas froid au porte-monnaie
  • Picard : les pavés surgelés de saumons ou de thon sont excellents en sushis ou sashimis. Sortez les quelques heures avant de le préparer et découpez les quand ils sont encore un peu durs, c’est plus facile.
  • Carrefour Part-Dieu : oh, mon dieu du poisson de supermarché, me direz-vous. Détrompez-vous, l’affluence du centre commercial engendre une rotation accélérée de la marchandise. Le poisson qu’on vous servira ne sera sur l’étal que depuis peu, plutôt bon et surtout très abordable en terme de tarif.

Comment préparer ses sushis ?

Des bons makis maison

Des bons makis maison

Vous trouverez plein de recettes sur Internet pour fabriquer vos propres sushis. Testez en plusieurs et gardez celle qui vous convient le mieux. Le plus important c’est de réussir son riz. Une fois que vous aurez trouvé les bonnes proportions, le bon temps de séchage, vous n’aurez plus qu’à décliner les recettes selon vos envies et créer les makis les plus incroyables (d’ailleurs on en reparle bientôt avec une recette de maki lyonnais).

Un bon conseil : ne vous découragez pas. Les premiers essais seront ratés, le riz sera trop gluant, le poisson mal coupé, cela va vous prendre des heures, mais au bout de 4 à 5 essais vous serez en mesure de préparer des sushis et makis à tomber en quelques minutes.

Si vous êtes déjà un as des sushis made in maison ou si vous vous lancez n’hésitez pas à nous donner vos impressions dans les commentaires.

Enfin n’oubliez pas que cette semaine, on vote sur Lyon69 pour établir le Top5 des meilleurs restaurants japonais à Lyon. Pour cela il vous suffit de remplir le formulaire suivant :