La reprise en main de Lyon CityCrunch après les vacances, a été marquée, par l’ouverture de la boite mail liée à notre adresse de contact. Au milieu d’un millier de communiqués de presse insipides, j’ai eu le plaisir de trouver plusieurs messages insultants, probablement écrits par la même personne, reprochant à notre bon vieux site d’être vendu à certains établissements et à profiter excessivement d’avantages en nature tels que repas et apéro gratuits.

Au début, j’ai eu envie de répondre « Bouh, même pas vrai », mais en ce début d’année propice aux mises au point et parce que certains autres blogueurs se sont prêtés à l’exercice je me suis dit qu’il serait intéressant de faire un article-réponse avec plein de chiffres (avec des € derrières pour certains), histoire de jouer la carte de la transparence (valeur si propre à notre époque).

Lyon CityCrunch en quelques chiffres clés

En 2012, LCC a généré 1,5 millions de pages vues (pour 670 000 visiteurs uniques) ce qui correspond à a peu près plus de 4 000 pages vues par jour.
Si on s’en réfère à Alexa Rank*, cela nous place à peu près au même niveau que le site du Petit Bulletin, du Petit Paumé et de Lyon Capitale. On fait mieux que le site de la Tribune de Lyon et que Mon Week-end à Lyon, mais on est bien loin derrière les mastodontes que sont LeProgres.fr et Lyonresto.com.

Je suis le premier surpris par ces chiffres assez importants. Voir que ce petit blog entre potes rivalise en terme d’audience avec certaines références des médias lyonnais procure un sentiment étrange entre satisfaction et panique.

*Attention : les chiffres Alexa sont à prendre avec des pincettes…

LCC c’est aussi, en 2012, 149 articles écrits par une équipe de 8 blogueurs et plus de 4300 commentaires laissés par des lecteurs toujours prompts à réagir (en bien comme en mal) à nos publications.

En 2012, on a gagné 3000 nouveaux fans sur Facebook soit autant que nous en avions accumulé depuis 2009.

En résumé : wahou ! MERCI ! Au secours ! Keep Calm & keep blogging.

Et les sous dans tout ça ?

La team de Lyon CityCrunch est-elle une bande de hipsters vendus ? L’aperçoit-on souvent aux terrasses des meilleurs bars de Lyon à s’enfiler des mojitos grassement offerts par un gérant conciliant ?

Pas du tout !

Mais s’il serait faux de répondre que ce site ne rapporte rien. Alors, voici la liste des revenus de LCC :

Publicité type Adsense :
Il s’agit d’une régie publicitaire affichant sur nos vieux articles des liens contextualisés. Par exemple sur un article parlant de brunch, s’affichera un lien pour profiter d’un deal pour un brunch à prix cassé à Lyon.
Total des revenus en 2012 : XXXX€ (édit: on me signale dans l’oreillette que je Google n’autorise pas la publication de ce chiffre. Désolé :I )

Vente de liens :
En gros, des marques nous payent pour que nous mettions des liens vers leur site. Soit dans un encart partenaires soit carrément dans le texte de certains (vieux) articles.
C’est plutôt rémunérateur mais TRÈS mal vu par le dieu Google, donc on limite ce type de publicité (bien qu’elle rapporte un max!)
Total des revenus en 2012 : 3 943€

Affichage de bannière :
Certains annonceurs nous demandent d’afficher des bannières contre rémunération, on le fait volontiers mais uniquement quand cela reste dans une thématique proche de notre site et si leur bannière ne ressemble pas à une guirlande de sapin de Noël (même quand c’est la saison).
Total des revenus en 2012 : 1 900€

Articles sponsorisés :
Oui c’est le MAL ! D’ailleurs on en refuse un grand nombre. Mais quand c’est pour annoncer un truc cool (genre un concours pour gagner un week-end à Londres) on n’hésite pas, on rédige comme un brave petit soldat un article sur commande.
Total des revenus en 2012 : 1 100€

Partenariat / Dispositif sur mesure :
Cette année plusieurs annonceurs nous ont contacté en direct et comme on ne souhaitait pas leur proposer un des trucs ci-dessus, on a conçu des dispositifs sur mesure afin que tout le monde soit gagnant (la marque, les lecteurs, nous). Bien sûr, on ne travaille qu’avec des marques ou des établissements qui nous plaisent et qui méritent d’être porté à votre connaissance.
Total des revenus en 2012 : 4 175€

Événement :
L’organisation d’évènement est aussi une source de revenus (même si c’est surtout une source de coûts pour le moment !!). Cette année nous avons organisé 2 évènements : Ceci n’est pas un Brunch pendant les Nuits Sonores et le CityCrunch Live (qui devrait revenir en 2013).
Total des revenus en 2012 : 1 950€

Pochette Surprise :
On en a lancé 2 dans l’année. Une fois à 20 exemplaires, une fois à 30. C’est pas énorme mais ça risque de prendre de l’ampleur en 2013.
Total des revenus en 2012 : 750€

Oh le bien joli camembert !

Au passage à la caisse on obtient un total de : 15 963€

Bien sûr il faudrait rajouter à tout ça les opportunités de travail et projets que cela à apporter à ma boite (Buena Onda Web  qui « supporte » financière et administrativement le blog) ainsi qu’aux personnes de la team qui bossent à leur compte.

C’est beaucoup, pour un blog mais à la fois pas beaucoup vu le temps qu’on y passe. Quoiqu’il en soit, étant donné qu’aucun membre de la team n’a une once de fibre commerciale et qu’on ne démarche pas les annonceurs, cela reste un chiffre pas dégueu.

Mais que faire de tout cet argent ?

Les membres de Lyon CityCrunch contribuent au site de façon bénévole la plupart des revenus sont ré-investits dans le projet. Ça fait d’ailleurs quelques années qu’on utilise la répartition suivante :
1/3 des revenus dépensé pour des nouveaux projets sur CityCrunch (évènement, concept, etc…)
1/3 des revenus pour payer régulièrement des restos / sorties / apéro de la team / cadeaux à la team les chroniqueurs (parce que sinon ils ont tendance à lambiner ^^).
1/3 des revenus pour les membres de la team qui s’investissent un peu plus (votre serviteur, notre illustratrice Milie, notre stagiaire quand on en a un) et pour faire tourner la machine (frais technique, abonnement, etc…)

Mais tous les avantages en nature alors ?!

Figurez-vous qu’ils ne sont pas si nombreux que ça… ou du moins qu’on en profite pas tant que ça.

Oui on reçoit pas mal d’invitations, mais on les met quasi toutes en jeu pour nos Mardis de la Win.

On reçoit également pas mal de mail de restaurateurs qui veulent nous inviter à manger et à boire. On refuse SYSTÉMATIQUEMENT. Lyon CityCrunch doit rester un félin discret. On va toujours tester les établissements en mode ninja, on règle notre addition et on ne se signale même pas en partant. Le commerçant ne découvre que le jour de la publication de l’article qu’on est passé lui rendre visite.

Voilà ! J’espère que vous aurez trouvé cet article intéressant même s’il ne s’agit pas d’un bon plan sortie. Il aura au moins le mérite d’apporter des réponses à ceux qui se demande si on est des vendus. (Alors, on l’est ?)