Pour bien débuter cette semaine, j’ai envie de râler un peu. Ma cible du jour, le dossier spécial Lyon des magazines nationaux.

Ça ne vous a très probablement pas échapper, et vous vous êtes très certainement fait avoir une fois au deux. La plupart de magazines d’information nationaux (comprendre édités à Paris) nous sortent très très régulièrement des dossiers Spécial Lyon afin d’appâter le chaland.

Le dispositif est rodé, présent dans toutes les villes de France (Oui, même dans les sous-préfecture !) et repose uniquement sur l’immense pouvoir du chauvinisme.

On se laisse tenter une fois.

Oh mon dieu L’Express fait sa une sur Lyon.
(Marche aussi avec le Point, Le Nouvel Obs, Télérama, Géo, Le Figaro Magazine, etc.)

Mais on déchante vite face à la supercherie.

Quoi ?! 5 pages seulement. En fin de magazine et en feuillets détachables.

C’est stupide !

D’une part car les articles sont aussi fades qu’un vieux bouillon de vermicelle coupée à l’eau. Quand on nous sert pas les prix de l’immobilier, on dégaine le traditionnel réveil de la belle endormie (appellation utilisée par la quasi totalité des municipalités de France). Avec à la clé des articles caricaturaux sur Lyon pondus soit par des pigistes sous-payés, soit carrément par des non-lyonnais (sacrilèges!).

D’autre part car Lyon bénéficie d’une presse locale assez fournie. Tribune de Lyon, Mag2Lyon, Lyon Capitale, Les Potins d’Angèle, etc. Tous ne sont pas en grande forme économiquement mais force est de constater que le choix reste large.

Mais ça marche !

Le plus triste dans toute cette histoire, c’est que ça doit très certainement bien marcher au vu de la multiplication de ce type de journaux. Tous le monde s’y met.

A quand un Mickey Parade Spécial Lyon ?

Une petite exception.

Heureusement, parfois, un dossier spécial Lyon est vraiment passionnant. Ce fut le cas, d’un numéro du Point daté de novembre 2006 qui abordait Lyon sous l’angle des tribus. L’enquête de Claire James et Catherine Lagrange proposait une vraie plongée sociologique de 52 pages dans le Lyon du XXI siècle et décrivait intelligemment cette ville de réseaux.

Moi qui ai l’habitude de ne rien conservé, je garde religieusement ce numéro qui a inspiré quelques articles sur ce blog et en alimentera très certainement d’autres.

Ce dossier reste une trop rare exception. Alors la prochaine fois que vous vous sentez attiré par un Dossier Spécial Lyon, reprenez le contrôle de votre cerveau et dépensez plutôt vos 2 Euros 50 dans la presse locale.