A la recherche d’un endroit climatisé…

C’était dimanche, après deux semaines de canicule il faisait environ 48 degrés dans mon appartement.

J’ai donc proposé au gentil monsieur jeune homme qui partage ma vie :
– D’aller faire quelques courses au Picard de la rue Marietton (ouvert le dimanche matin, je vous le rappelle !), et de monter un plan pour réussir à se planquer et se faire enfermer jusqu’au lundi matin.
– D’aller vivre à Dunkerque pour pouvoir se baigner dans la Mer du Nord chaque jour. Bon, pour moi ce ne serait qu’un retour aux sources… Mais mon monsieur n’avait pas trop l’air emballé à l’idée d’aller faire du bodyboard au large de la Centrale Nucléaire de Graveline…

Et puis on s’est souvenus que c’était la Fête du Cinéma ! Quelle merveilleuse idée !
Franchement, j’étais prête à aller voir Camping 4, Transformer 12, Fast and Furious 38 ou n’importe quel autre film français dans lequel les gens s’aiment tellement qu’ils se quittent, pour pouvoir passer deux heures dans une salle climatisée.

Bon, finalement, on se décide pour « Get Out » mais arrivés à la Cité Internationale, le monsieur à la caisse nous annonce que le film n’est plus diffusé dans cette salle (merci Allociné !) et le prochain film qui nous tente commence dans 2 heures.

Et qu’est ce qu’on fait quand on a 2 heures à tuer un dimanche à la Cité Internationale ?
– On va jouer au casino ?
– On tente de passer le « Lyon 25 stairs » sans se péter un fémur pour devenir une légende du skateboard ?
– On va donner des vieux bretzels mous aux oies du parc de la Tête d’Or comme des petits vieux ?
Et bien non : on dégaine notre carte Musée pour aller profiter de la clim du Musée d’Art Contemporain ! (WAOUH, on est trop des dingues !).

L’intitulé de l’exposition « Los Angeles, une fiction », nous a paru sympa et ce sont les derniers jours…

Bien nous en a pris, nous avons beaucoup aimé !

« Los Angeles, une fiction » : une scénographie originale, mêlant oeuvres plastiques et littéraires

Alors oui, Los Angeles : la ville mythique de l’industrie du cinéma, de ses stars, de ses incroyables maisons, des plages, des palmiers… où la fiction se mêle souvent à la réalité.

L’exposition a été pensée de la même façon : les oeuvres sont présentées en parallèle d’extraits de récits ; des récits qui racontent la ville ces 50 dernières années, la façon dont elle a été construite et s’est façonnée…

Si certaines oeuvres m’ont beaucoup plu et d’autres moins (<- cette phrase prouve qu’en dépit de mes efforts, je ferai vraiment une piètre critique culturelle ;-) ), j’ai vraiment été captivée par les extraits de récits affichés !

Des extraits qui dialoguent avec les oeuvres, racontant une histoire potentielle. Certains de ces extraits sont inédits et ont été traduits en Français tout spécialement pour l’exposition. L’ensemble est regroupé dans un livre édité pour cette expo.

Et si le Musée ne fermait pas ces portes, nous obligeant à terminer le dernier étage au pas de course (dis Monsieur le gardien du Musée, pourquoi tu nous met la pression en nous disant que le Musée ferme bientôt alors qu’il est 17h18 et que le Musée ferme à 18h00 ???) j’aurais été acheter le bouquin ! Bon, ça nous donnera l’occasion d’y retourner…

FRIGO Génération : 10 ans de culture alternative à Lyon

Si comme moi, vous êtes nés au début des années 80, vos parents écoutaient certainement les Rita Mitsouko et Eurythmics, votre mère portait peut-être des vestes à épaulettes et les cheveux crêpés.

J’avoue, je fais partie des gens qui n’ont pratiquement aucune nostalgie pour la culture de cette époque (exceptés : les Goonies, Indiana Jones, Retour vers le Futur, les Cure, Police et peut-être Dire Straits même si ça commence déjà à être franchement limite). J’aime pas Dépêche Mode, ni Etienne Daho, ni Jean-Pierre Mader et je n’ai pas foncièrement envie que les tee-shirt Waïkiki et Poivre Blanc reviennent à la mode. Pour moi, années 80 = pas joli, joli.
Ceci n’engage que moi.

Alors autant vous dire que quand on me parle de l’expo FRIGO sur « la culture alternative des années 80 » au troisième étage,  je m’interroge. Car pour moi, TOUT était absolument alternatif à cette époque ! (Non mais la coupe de cheveux de Desireless et les stripteases des Coco Girl le dimanche à 20h00 en famille devant la télé !!!!!!!!).

Sauf que ; souvenez vous d’une époque où internet n’existait pas. Pour moi le graal en 1997 c’était de chopper un CD d’un enregistrement pirate de Sonic Youth ou de mater une VHS d’un film de Cronenberg. Alors imaginez les canaux de diffusion de la culture alternative presque 20 ans auparavant…

Et bien entre 1978 et 1990, le collectif FRIGO (qui tirait son nom de la chambre froide d’une ancienne fromagerie lyonnaise qui hébergeait ses activités dans les années 80) a développé une intense production artistique dans tous les champs : radio libre (Bellevue 95.8), musique, scénographie, graphisme, installation, performance, expositions, photo, etc… reconnue internationalement.

J’y ai découvert tout un pan de la culture lyonnaise que je n’ai pas connu et que j’ignorais franchement ! Il y a des vidéos bien trash mais la scénographie est là aussi géniale !

Bref, je ne saurais trop vous conseiller d’aller faire un tour au Mac pour voir ces 2 expos avant le 9 juillet !

🏠 Cité Internationale. 81 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon
🚇 Bus TCL lignes C1, C4, C5 : arrêt Musée d’art contemporain.
⏰ Ouvert du mercredi au dimanche, de 11h à 18h.
💰 Entrée : 8 € tarif normal / 4€ tarif réduit
💻 www.mac-lyon.com