Lyon vue par une touristeC’est la semaine spéciale lecteurs sur CityCrunch. Les lecteurs prennent les commandes du site et partagent avec vous leurs coups de coeur, coups de gueule et autres récits du quotidien. Aujourd’hui, Aurélie Guegnon nous parle de son séjour à Lyon, et de ses ressentis sur notre ville adorée.


Quand on m’a dit : « Viens avec moi à Lyon sur tes week-ends », j’avoue avoir un peu flippé de prime abord. Il parait qu’il fait froid, que les gens sont froids, que les extrêmes sont froids … bref que tout semble froid. Aventurière dans l’âme, je me suis dis que j’allais pas me laisser abattre et que… après tout … YOLO ?


Comment s’organiser ?

Le premier conseil que j’ai reçu c’est celui-ci : « oublie la voiture ». Comment oublier ma petite saxo, la baroudeuse qui a fait tant de kilomètres et qui a parcouru toute la France avec moi ? Après tout pourquoi pas, voyager sans sa voiture, arriver dans une ville sans son mode de transport, ça permet aussi de bousculer les idées reçues.

Ni une, ni deux, je me renseigne sur mon site de co-voiturage pour regarder s’il y a des aller-retours fréquents histoire de pas être coincée là-bas.
BINGO, tout roule (c’est le cas de le dire), il y a des départs et des retours fréquents et même plus : aux heures qui m’intéressent pour profiter pleinement de ce week-end et des suivants !


Comment se déplacer ?

Bon, maintenant que je suis certaine de pouvoir partir ET revenir en toute tranquillité, je me dirige sur le site des transports en commun de Lyon TCLJe vérifie qu’ils ont un compte Twitter pour informer des retards ou des mouvements de ligne car je ne veux pas utiliser d’application.
Je me renseigne sur les lignes que je vais devoir utiliser.
Il y a énormément de plans, j’avoue que c’est un peu galère de trouver celui que je recherche, voire de les combiner pour réussir à m’orienter dans les transports. Je ne visualise pas vraiment.

Heureusement, il y a une fonction de recherche qui me donne mes métros et mes arrêts/changement de lignes si je dois en faire. J’avoue aussi que j’ai de la chance, on vient me chercher pour ce premier trajet. Il n’empêche que le but est quand même de revenir et donc d’être autonome. Je regarde les différents tickets, je choisis de prendre un carnet de 10 car je sais que je ne me déplacerai pas assez dans les transports pour prendre le pass à la journée.

Coût du co-voiturage aller-retour + transport sur place (2 ou 4 tickets par séjour) : 76,90€.
Note pour plus tard : il sera possible de prendre une carte magnétique facile à recharger à la borne et on peut passer commande depuis le site, inutile de passer en agence. Beaucoup plus simple que de se promener et trier ses dix tickets !


Que faire à Lyon ?

Voilà, maintenant qu’on a le budget transport, qu’on sait qu’on va pouvoir papillonner sans problème et sans voiture… Reste à déterminer quoi faire ! Comment découvrir une ville qu’on ne connaît pas ? Par quoi commencer ? Par quel quartier ?

En cherchant sur internet je suis tombée sur de nombreux sites mais j’ai vite été freinée par le fait que les parcours proposés sont souvent des itinéraires très touristique avec des dépenses à prévoir. Manque de charme, pas très authentique. Ce n’est pas vraiment mon objectif. Moi, je veux visiter Lyon pour apprendre à la connaître et à l’apprivoiser. Je veux entendre les vieilles pierres et leurs histoires murmurer à mes oreilles. (« Les pierres qui murmuraient à l’oreille de Mylie »). Beaucoup de sites parlent de la ville de Lyon mais ce n’est pas comme ça que je veux apprendre à découvrir la ville.

Très complet (trop ?), je ne possède pas les références et je n’arrive pas à me situer. Je veux la découvrir simplement, en ayant juste quelques repères. Mon objectif est de me laisser surprendre, de discuter avec les gens mais aussi d’apprécier les imprévus d’un séjour touristique. En plus de cela, j’aime les choses improvisées et je suis une grande adepte du mode « choisir une direction et voir ce qu’il s’y passe sans tout prévoir ».

Après plusieurs heures de recherches et plusieurs tentatives, afin de construire un petit circuit, je suis un peu décontenancée. Je ne sais pas comment je vais m’orienter. Au détour de mes recherches je comprends toutefois que Lyon est composée de fleuves et de hauteurs. Je me dis que ça pourrait être sympa de commencer à visiter la ville par un panorama large. En effet, quoi de mieux que de visualiser tout ses quartiers que j’ai du mal à imaginer depuis mon ordinateur ?

Et c’est là que je tombe sur le saint-graal, un article de Lyon CityCrunch ; Balade urbaine : Fourvière et les hauteurs de Lyon. C’est définitif, mon ami et moi, allons visiter Fourvière ! On regarde comment nous y rendre, facile… en métro !


Prendre de la hauteur à Lyon !

L’arrivée.

Le vendredi soir arrive, je me lance à l’aventure : je prends mon co-voiturage. Quelle chance ! Je tombe sur des Lyonnais ! Chaleureux, ouverts d’esprit, amoureux des plaisanteries et de musique, on découvre mutuellement des univers complètements différents. Ils me demandent ce que je voulais faire à Lyon lors de ma première visite, je leur parle de mon souhait d’aller à Fourvière. Ils trouvent le choix excellent et me donnent même une astuce : de là-haut, on peut voir le Mont-Blanc si le ciel est dégagé !

Durant le voyage, je découvre que les Lyonnais sont intarissables sur leur ville et qu’ils adorent en parler. On passe par le centre-ville de nuit, en vrac on me montre la gare de Lyon Part-Dieu, la tour Crayon (la Tour Part-Dieu de son vrai nom), et la tour Incity.
On se met à la recherche de la Tour Oxygène, mais sans succès, de si bas, on n’arrive pas à l’apercevoir. En passant au-dessus du Rhône, on aperçoit des péniches : on me conseille d’aller absolument y boire un verre un soir. (Sachez que cette suggestion n’est pas passée à la trappe). Puis la balade nocturne prend fin, j’arrive à mon arrêt dans le 8ème. Cet arrondissement me semblait assez loin sur les cartes, mais je réalise petit à petit qu’il est plutôt bien situé avec sa ligne de métro.

Je sors un pied de la voiture, ça y est, j’ai posé mon premier pied dans la ville de Lyon. Je lève la tête, je cherche mon ami de loin en me laissant guider par sa voix au téléphone. Je l’aperçois, je lui fais des grands signes et je me précipite vers lui. Mon aventure commence maintenant.


A la découverte de Fourvière

On décide de partir en exploration en fin de matinée. On commence par flâner aux alentours de la place des Jacobins avec ses bâtiments impressionnants et ses boutiques chics. C’est une légère immersion dans une grande ville. Elles ont en commun quelques placettes dont les magasins impressionnent. Pour s’y rendre, il suffit de prendre le métro et de descendre à l’arrêt Bellecour. On se retrouve alors au beau milieu du 2ème arrondissement. Pile-poil entre la Saône et le Rhône. C’est une place qui possède une longue histoire, mais ce n’est pas l’objectif de notre promenade aujourd’hui.

La flânerie nous creuse l’estomac, on se demande ce que l’on va choisir pour le repas de midi. S’installer quelque part ou chercher de la street-food ? J’avoue que je suis fan de street-food, et je réalise qu’à Lyon, je vais être servie sur cet aspect. Au détour de notre déambulation, on aperçoit un petit marché sur les bords de la Saône. Notre gourmandise est interpellée par un parfum d’épices et de délices que l’on se met à suivre. On prend à emporter ces petites galettes épicées en forme de rouleau dans lesquels il y a de la garniture : pomme de terre, olives… une vraie douceur.

On se dirige vers la passerelle des amoureux (la passerelle Saint Georges de son vrai nom). Point de départ de notre périple, c’est au pied de cette passerelle rouge, en levant les yeux vers le vieux Lyon et Fourvière avec ma galette à la main, que je crois bien être tombée amoureuse de la ville. La hauteur me semble immense, je ne pensais pas que j’allais devoir grimper si haut. Bon… j’allais pas me dégonfler. Je prends une bouchée et j’avance d’un pas décidé vers l’objectif du jour.

De l’autre côté de la passerelle, on change d’ambiance avec des ruelles plus étroites, plus intimistes. On a l’impression que les grands bâtiments écrasants et les boutiques de luxe du 2ème appartiennent à un autre monde. L’endroit à du charme, on a envie de se laisser bercer et de déambuler dans ces petites rues en se laissant chatouiller par les rayons du soleil à en oublier le temps qui passe.
Le Vieux Lyon me plaît, il semble conserver et protéger plein de mystères qui ne se trouveraient qu’à force de temps passé à observer chaque vieille pierre. Mais, aujourd’hui, nous serons seulement de passage. On ne s’attarde pas parmi les vieilles églises et les vieilles ruelles. On doit simplement passer par la Maison du soleil et les guignols pour rejoindre la route qui va nous faire grimper si haut qu’il parait qu’on en aura le souffle coupé.

En passant devant les symboles des guignols, je réalise que le sujet à lui seul vaudrait bien un petit détour/jeu de piste à découvrir et je le note dans un coin de ma tête. En tournant la tête, on aperçoit la montée abrupte qui nous indique le point de départ de notre périple pour atteindre la fameuse basilique Notre-Dame de Fourvière, surnommée, si j’ai bien compris, « l’éléphant inversé ».

montée FourvièreBien que la montée soit impressionnante, on adopte un bon rythme constant qui ne faiblit pas.
On regarde tout autour de nous, laissant nos yeux s’arrêter sur quelques graffitis. Parfois on se retourne et on observe la vue qui commence à se distinguer par-dessus ou entre les toits. Ah oui, je ne l’ai pas précisé au début de l’article mais, pour les filles, et même si vous voulez faire cette petite balade en mode romantique : prenez des baskets, ne vous laissez pas surprendre… 😉

encouragementsA la moitié du trajet, on arrive au théâtre antique de Lugdunum en plein air (c’est là que j’ai appris qu’en fait Lyon a un peu été la capitale de la Gaule quoi….). Un musée explique l’histoire du site et en parlera bien mieux que n’importe qui. Il est payant et ce n’était pas l’objectif du jour, mais j’ai bien l’intention d’aller le visiter un jour. Je vous conseille de vous promener dans les allées, de sortir du chemin « classique » où vous verrez tous les groupes se balader et d’oser grimper et farfouiller comme des archéologues à travers les pierres.

Musée lugdanumParfois en évidence et parfois cachés, vous pourrez apercevoir des panneaux informatifs qui pourront vous donner quelques informations sur la vie du lieu autrefois. D’après ce qu’on nous a raconté lors de la balade, il y a des spectacles en plein air qui ont lieu et auxquels il peut être très sympa de participer.

Théâtre gallo-romainUne fois les théâtres passés, c’est le retour à la civilisation avec des bâtiments ordinaires. Pour éviter l’afflux touristique nous nous sommes dirigés directement vers la gauche. Arrivés dans le parc proche de l’hôtel, si vous êtes curieux, n’ayez pas peur du chic des lieux et osez passer la porte pour y boire un verre. Le bar est accessible à tous. Les cocktails sont bons et rien que pour le cadre ça vaut le coup.

bar

Par contre, pour les petites bourses, attention si vous souhaitez faire un arrêt car ce n’est pas donné.
De mon côté j’avoue qu’après avoir crapahuté, la pause est plus que bienvenue et je me suis laissée séduire par le cadre atypique du lieu. Il vous transporte dans un autre monde le temps de siroter votre cocktail. Après la petite pause désaltérante, nous partons face à nous et nous demandons notre chemin pour être certain. (Oui nous nous sommes un peu perdus malgré le plan et nos téléphones… ça arrive)
C’est un couple de personnes âgées qui, bien que surpris de prime abord, se met d’un seul coup à nous raconter l’époque où il y avait encore de la neige et la possibilité de faire un peu de ski. Cette petite discussion a emmené mon esprit ailleurs et durant quelques instants je me suis plu à imaginer Lyon sous la neige. Depuis les hauteurs et au cœur de la ville, le cadre devait être magnifique.

On continue dans la direction indiquée, vers la fameuse Passerelle des Quatres-vents. J’ai seulement compris pourquoi elle portait ce nom au où moment je me suis retrouvée devant. Dans le calme de la ville, le seul bruit perçu était justement celui des 4 vents qui venaient caresser cette structure suspendue au-dessus du vide. La passerelle dirige naturellement le regard vers la grande et magnifique basilique qui, en fin de journée, scintille au soleil et se joue de la lumière qui vacille avec force.

Passerelle

Il existe tout de même un lieu de promenade dans lequel il est possible et même conseiller de déambuler. C’est l’occasion de revenir sur ce lieu au printemps par exemple, lorsque les parcs se parent de mille couleurs et mille fleurs. Durant mon trajet en voiture, si vous vous souvenez, on m’a raconté qu’il était possible d’apercevoir, par beau temps, le Mont-Blanc depuis Fourvière. J’ai eu beau chercher, je n’ai pas réussi à l’apercevoir, alors… si jamais vous savez où il faut regarder, n’hésitez pas à l’indiquer en commentaire ou à envoyer une photo !

Une fois de l’autre côté de la passerelle, on est presque au pied de la petite tour « Eiffel » reconvertie en antenne radio/TV. La structure métallique est impressionnante, vous pourrez trouver des panneaux explicatifs de son histoire mais aussi de celle de la passerelle. N’hésitez pas à vous arrêter pour prendre le temps de consulter ces documents. L’origine est assez surprenante et je ne vais pas tout vous dévoiler !

Tour de captation Arrivés sur la place de la Basilique, on est emporté par la foule particulièrement présente ce jour-là. Le bâtiment est immense, impressionnant de détails : il raconte plusieurs histoires. Lorsque je me suis retrouvée devant l’impressionnante entrée parée de colonnes, des deux tours et du lion ailé je me suis sentie toute petite.

Basilique Notre-Dame de Fourvière

On se sent bienvenus en ce lieu qui semble être le témoin et le gardien d’un autre temps. L’intérieur est magnifique : à couper le souffle. Il est possible de croiser des prêtres qui peuvent vous expliquer l’histoire du lieu mais aussi où vous rendre si vous souhaitez découvrir l’histoire du monument.

Basilique Notre-Dame de Fourvière intérieurPar exemple : l’accès à la crypte est un peu décalée de l’entrée principale, il faut oser s’inviter dans le bâtiment. Derrière la basilique, on a une vue sur tout Lyon. On découvre à la fois l’immensité de la ville, les mystères qu’elle semble y renfermer et l’impression qu’elle vous invite à venir la découvrir. On dirait qu’elle ne se dévoile qu’aux yeux de ceux qui prennent le temps de vouloir la rencontrer vraiment.

Panorama lyon


C’est pour ce panorama, ce chemin et cette visite intimiste qui en dévoile beaucoup sans pour autant tout raconter que c’est par Fourvière que je vous conseille de commencer à visiter Lyon. On surplombe la ville et il est facile de situer chaque quartier à venir visiter. La descente est aussi un moment spécial où l’on rejoint petit à petit le cœur de ville, marche après marche (il y en a 531), on mesure l’âge de la ville et la portée de son histoire. Il est possible de revenir doucement à la réalité en se promenant le long des berges de la Saône puis de continuer à déambuler entre les rues et les places là ou votre cœur vous invite à aller.

Même si la nuit commence à tomber, vous trouverez toujours un resto sur le chemin.
Lyon est une ville généreuse dans laquelle vous trouverez toujours un bar à bière ou de quoi vous sustenter au prochain coin de rue.

2 commentaires

  1. Il y a également une très belle vue sur lyon, moins connue du grand public à partir du Jardin des curiosités, dans le 5eme arrondissement et à deux pas du funiculaire arrêt minime. Ça vaut le détour !!!

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