Compte rendu Marsatac

Si vous suivez nos aventures sur notre Story Instagram, vous savez sûrement que le week-end dernier une partie de la team est descendue dans le sud pour l’un des festivals les plus cool du début de l’été : Marsatac.

Cette année, le festival marseillais fêtait ses 20 ans d’existence et inaugurait une toute nouvelle scène en extérieure. Voici le récit de notre aventure en terres sudistes.

Vendredi : Lomepal, Romeo Elvis, IAM, Petit Biscuit et Amélie Lens

10h00
Nous voilà à bord d’un Ouigo, en direction de la Cité Phocéenne. On est excité comme des puces. Ca fait un moment qu’on entend parler du festival Marsatac, mais on y avait jamais mis les pieds. On a vraiment hâte de découvrir tout ça.

12h00
Notre train arrive à l’heure à la Gare Saint Charles. Avant le début des concerts, on décide d’aller trainer du côté du Cours Julien (ou Cours Ju pour les intimes), ce coin de la ville avec son côté foutrac et son street art omniprésent n’est pas sans nous rappeler nos bonnes vieilles Pentes de la Croix-Rousse. Après avoir déjeuné dans un super resteo végan (oui, oui tout arrive), on déambule un peu dans le quartier.

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17h00
On repasse à l’hôtel pour récupérer notre panoplie du parfait petit festivalier : des lunettes de soleil, des baskets confortables, une batterie de rab pour les smartphones et la CB pour créditer notre compte cashless.

18h00
Nous voici sur place ! Après avoir passé les contrôles de sécurité on découvre le cadre du festival. Le ton est donné d’entrée de jeu avec une ribambelle de bouées accrochées aux arbres en guise de guirlandes. Le Parc Chanot a été transformé en véritable plage kitch, on adore !

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19h00
Lomepal et Roméo Elvis attaquent leur show sur la grande scène extérieure. Le public bien que encore un peu clairsemé est chaud bouillant. Nous aussi !

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20h30
On file ensuite dans le Palais Phocéen, qui héberge une des deux scènes intérieures pour aller voir le nouveau petit prince du rap parisien Lord Esperenza. Le set démarre sur les chapeaux de roue. Le public (jeune) scande les paroles par cœur (on nous avait pas dit qu’il fallait réviser). On s’éclipse pour aller se ravitailler à un stand de hot-dog histoire être d’attaque pour le gros morceau qui arrive.

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21h00
C’est indéniablement le concert le plus attendu de la soirée, alors quand les premières notes du concert d’IAM se font entendre sur la scène extérieure la foule exulte. Le groupe marseillais le plus culte du monde (qu’on avait déjà vu il y a quelques semaines à Musilac Mont Blanc) compte bien fêter les 20 ans de leur mythique album, L’Ecole du Micro d’Argent comme il se doit. Alors certes les 5 bad boys de Marseille ont pris un coup de vieux, mais leur énergie, elle, reste authentique. Au vu du nombre de personnes de tous âges qui reprennent les paroles, on se dit aussi que leur oeuvre est maintenant éternelle.

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22h30
Le Set d’IAM est fini et on est sur un petit nuage. La nuit est tombée et le canard géant gonflable qui trône en plein milieu du festival semble clignoter de plaisir. On se remet de nos émotions avec une bonne pinte de bière avant d’enchainer avec la suite. Après le rap, place à la musique électro.

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23h00
La queue au bar nous a fait rater la fin du set de Chloé (grrrr) sur la scène du Grand Palais. On est dégouté, mais Amélie Lens prend la suite ce qui nous fait rapidement oublier cette déconvenue. On avait déjà pris une claque durant son set aux Nuits Sonores et dès les premières minutes on comprend qu’on va prendre la même correction. Sa techno est d’une précision et d’une brutalité sans concession. On se laisse emporter dans ce tsunami sonore assez jouissif.

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23h45
On file écouter la fin du set de Petit Biscuit. Le jeunot (il n’a que 18 ans) est assez impressionnant sur scène et maitrise bien son sujet. On aurait aimé qu’il prenne un peu plus de risque avec son set, mais ça reste quand même très cool et constitue une chouette parenthèse de douceur dans la programmation de la nuit.

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0h30
On traine nos baskets et notre curiosité au Palais Phocèen pour Gangue. Ce projet musical réunit 3 producteurs super cool :  Haring, La Fine Equipe et Fulgeance. Il est présenté dans 3 festivals uniquement cet été (dont Marsatac). Le set met rapidement tout le monde d’accord, c’est fun, festif et hyper groovy. On lâche nos dernières forces dans des pas de danse endiablés (genre le MIA ^^).

1h30
Bien claqués après cette première journée, on quitte le festival pour aller se pieuter. DODO.

Samedi : Rejjie Snow, Nekfeu, Paul Kalkbrenner et Hungry 5

11h00
On s’extirpe de notre nuit et notre hôtel pour aller bouffer du côté du Vieux Port. On est en train de manger du poulpe grillé sur la terrasse d’un petit resto planqué dans une rue derrière la Criée quand François Hollande et Julie Gayet viennent s’installer à la table d’à côté ! (True Story, photo de preuve sur demande…). Comme vous le constatez, on choisit bien nos endroits pour manger chez CityCrunch !

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15h00
On monte sur le toit du MUCEM pour faire quelques photos de touristes avant d’enchainer par une petite promenade dans le Panier. C’est joli mais un peu trop plein de touristes. On décide de filer vers le quartier Longchamp pour prendre un goûter au Bar à Pain.

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19h00
Après un saut à l’hôtel pour recharger les batteries, dans tous les sens du terme on file sur le festival. On arrive juste pour le début du set de Reijje Snow. L’Irlandais balance un pur set hip-hop en mode ultra détendu qui colle parfaitement avec le soleil tombant et l’ambiance plage en plastique de Marsatac. Gros gros kiff d’entrée jeux !

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20h00
C’est l’heure de manger… Et de boire. Un Pad Thaï et une pinte plus tard on est d’attaque pour tenir toute la soirée.

20h30
On va voir le début du site de Kokoko. On est super content que la vague afrobeat touche aussi les festivals comme Marsatac et on dirait bien qu’on est pas les seuls au vu du nombre de personnes qui dansent au son du groupe Congolais.

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21h00
On retrouve devant la grande scène extérieure pour le début du concert de Nekfeu. Le prince du rap français chauffe le public en moins de 2 minutes. Pour cette première date de sa tournée, lui et le S-Crew, semblent bien vouloir embrasser au propre comme au figuré le public. Fumigène, cercles, et punchlines bien pensées, le tout accompagné de paroles percutantes débitées à un rythme hallucinant.  Le show est une véritable fusée rap qui ne redescend à aucun moment.

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22h00
En attendant l’arrivée du pape de l’électro berlinoise Paul Kalkbrenner on s’éclipse vers le Grand Palais pour le live de Nasser. Le groupe marseillais nous embarque immédiatement dans son univers électro-rock sombre. La scéno lumineuse sobre et léchée habille le lieu d’une ambiance chic et envoutante.

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22h30
Mister Kalkbrenner prend les commandes de la scène extérieure. Le public s’est pressé en masse devant le DJ pour ce qui s’avère être la grande messe électro du festival. On a l’habitude de dire qu’on mesure le succès d’un set au nombre de bras levés dans la foule et à ce petit jeu, l’allemand remporte tous les suffrages. Le public est déjà chauffé à blanc quand il balance un remix ultra musclé de Te Quiero de Stromae. A partir de là, nos pieds n’ont plus touché sol jusqu’à la fin du concert…

00h15
On retourne au Grand Palais pour écouter Hungry 5, un des groupes qui tournent le plus sur nos playlists du bureau. C’est aussi cool en live que dans le casque. On reste quasiment tout le set à profiter de leur musique ultra cool.

Compte rendu Marsatac

1h30
La fatigue commence à se faire sentir mais pas question de rentrer, on ne raterait la grande prêtresse russe de la techno pour rien au monde. On s’enfile bière, frites et autres burgers pour tenir le coup…

3h30
Nina Kravitz est enfin là (avec du retard). On débranche nos cerveaux et on se met en mode « Party Time ».  Le line-up quasi parfait de la journée se termine par une cure de techno-house des plus sexy. On est refait !

Compte rendu Marsatac

Ouais la photo est floue mais l’appareil photo comme la troupe commençait à être fatigué…

5h00
Sleep.

Dimanche : retour au bercail

Marsatac continue ce dimanche, cette fois sur une vraie plage. Mais pour nous c’est retour au bercail. D’autres aventures nous attendent en pays lyonnais.

Verdict

On a aimé :
– La scénographie du festival. Sans gros moyen Marsatac a réussi à créer un lieu ultra fun
– Le format : ça reste un petit format comparé à certains mastodontes. Le fait d’avoir de la place pour danser, de ne pas être devant la scène une demie-heure avant le début d’un concert c’est appréciable. Tout comme ne pas faire (trop) la queue pour aller pisser ou boire un coup
– Le line-up varié et bien pensé mixant découvertes et stars
– L’ambiance de Marseille, l’une des villes les plus détendues de France

On a moins aimé :
– L’offre bouffe sur le festival (on rigole pas avec ça, nous autres Lyonnais)

En résumé un festival vraiment cool dans une ville qui l’est tout autant. Son format, son ambiance et sa programmation nous ont plus que séduits, il y a de fortes chances qu’on y retourne l’année prochaine !

5 commentaires

  1. C’est super Marsatac! Dommage que vous n’ayez pas connu Marsatac à la Friche, je préfère beaucoup plus ce lieu et c’est quand même une autre ambiance, mais bon le Parc Chanot c’est pas si mal.Tellement d’accord pour la bouffe à Marsatac (c’est le petit moins du festival , parole d’une Marseillaise, expatriée à Lyon ahaha)

  2. Je veux bien croire à la présence de François H. et Julie G. comme voisins de table. Mais Qyrool dans un resto vegan, faut peut-être pas exagérer non plus !

  3. Lyonnais, j’ai fais de Marsatac un RDV annuel incontournable. Une belle scene, meme si, en effet, Chanot ne vaut pas la Belle de Mai, tellement cool…
    Au dela du festival, c’est l’ambiance marseillaise qui est cool, et souvent loin des clichés que l’on peut entendre en terre lyonnaise. C’est une ville qui évolue, se cultive, ça grouille la-bas dedans 😉
    La Passarelle est un spot super cool, même si niveau tarot, ça pique!

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