Attention, ceci sera la dernière fois avant… oh, au moins trois jours… que je parlerai du Crock’n’roll à quiconque ! Il paraît qu’en ce moment j’en parle à la terre entière et que ça va finir par saouler la terre entière en question (en vrai certainement Mister B-Rob seulement), donc promis, je vais essayer de me calmer.

MAIS après ce disclaimer, parlons-en, quand même, de The Crock’n’roll, établissement nouvellement implanté sur le bas des pentes de la Croix-Rousse, rue Désirée (pile en face de l’Ayers Rock et du Cosmopolitan), et que j’ai élu comme mon QG officiel du moment. Installé dans un ancien bar à strip-tease, le Crock’n’roll sert comme son nom l’indique des crocks (monsieur), dans une ambiance rock (n’roll). Le lieu entièrement refait est très lumineux, avec trois pièces, un grand bar, de grandes vitres, des murs bien blancs, un space invader, un iPad, des tables et des chaises chinées à droite et à gauche, et des toilettes propres (c’est important à noter). Un peu l’antithèse de ce qu’on imagine devait s’y trouver avant.

The Crock’n’roll a ouvert il y a deux semaines. Après une semaine de rodage avec des horaires restraints et plein de questions posées aux visiteurs pour affiner le concept (très chouette idée, soit dit en passant !), les maîtres des lieux ont enfin ouvert lundi dernier, et depuis le bar fait salle comble au déjeuner comme au dîner, et même un peu entre les deux. Pas mal pour un début !

Dans votre assiette, vous trouverez donc chez The Crock’n’roll des crocks salés et sucrés et des petites formules pas chères toute la journée, de 11h30 à minuit et quelques. Une vraie cantine/paradis du crock sous toutes ces formes, dans une ambiance hipster-cool-newyorkaise avec de la bonne musique en BO. On trouve des crocks à la feta, des crocks à la poire et à la fourme d’Ambert, des crocks au nutella, aux fraises tagadas, au poulet et à l’avocat, dans le désordre, et j’en passe. Les formules : une « petite prix » à 7,90 euros (crock salé + bol de salade + fromage blanc ou compote + boisson ou bière 25cl) ; une encore plus copieuse à 9,90 (crock salé + bol de salade + crock sucré + boisson ou bière 25cl). Et en prime, les bières sont bonnes, avec mention spéciale pour moi pour la bière du moment, l’Affligem aux fruits rouges (yummy).

Et sinon, vous allez me dire ? Qui est derrière ce restaurant ? Encore un magnat de la restauration lyonnaise ou de la mafia nocturne, gérant par ailleurs de quinze bars et boites de nuit ?!

Eh ben non, même pas ! Aux commandes du restaurant, Bryan et Kevin, deux frères originaires de Clermont-Ferrand, d’une vingtaine d’années chacun, fans de rock et inséparables, qui voyagent ensemble, ont fait du rock ensemble pendant des années dans un groupe de ska à Clermont (pour les fans, ça s’appelle Sama sam kapa !) et qui un jour, dans une soirée Erasmus, se sont mis à préparer des crocks et ont décidé que la chose avait un potentiel plus que fun et plus que bon et bim, The Crock’n’roll était né ! Quand on les écoute, ça a l’air ultra simple, tout ça, et il est vrai qu’en soi le concept du lieu est ultra simple et fait très bar de potes qu’on a directement envie de classer dans ses bars à la Central Perk : comme ils le résument, « on s’est dit qu’on allait passer notre vie ici, alors on a mis dedans tout ce qu’on aime : du rock, des voyages, de l’art… » Et des crocks, des bières et des potes, bien sûr !

Quand on met les pieds pour la première fois au Crock’n’roll, on a envie directement de les aimer, tous les deux, car ils sont plus que sympathiques. Deux petits gars souriants, qui prennent le temps de discuter, de vous demander de choisir un morceau sur l’iPad de la maison (merci !), qui sortent la bouteille de Get 27 au moment de l’addition (bon ok, le Get, c’est dégueu et ça fait mal à la tête, mais ça fait plaisir quand même) et qui n’en reviennent toujours pas non plus que Pete Doherty (Peeeeete) ait débarqué dans leur resto la semaine dernière. Ouaip, photo à l’appui, je vous jure que c’est vrai :

Il y aurait tellement de choses à dire sur le lieu, mais le mieux c’est que vous alliez voir par vous mêmes, au final ! On signalera en passant quand même qu’un coin du restaurant est dédié aux artistes locaux qui peuvent déposer leurs CDs en mode dépôt-vente et que The Crock est aussi une association qui devrait monter prochainement plein de chouettes évènements, expos, concours de chi-fu-mi et autres joyeusetées. Et si vous avez la moindre suggestion à faire à Bryan ou Kevin, faites vos propositions, ils sont plus qu’à l’écoute et sauront vous entendre !

En conclusion, laissons la parole à l’équipe du Crock pour le « mot de la fin à l’attention des joyeux lecteurs de Lyon69 », qui sera :

« Un Crock se commence toujours à la fourchette et se finit souvent à la main ! »
Voilà qui est dit : Bon appétit !

PS : Questions subsidiaires à Bryan et Kevin, si vous avez encore envie de lire ! Et quand vous n’êtes pas au Crock, vous êtes où ?

Bryan : « Je dors, je suis aux toilettes, je suis sous la douche ou je fais les courses. Avant, j’étais sur les Berges – c’est bête à dire mais c’est beau -, à l’UGC Masséna ou place Maréchal-Lyautey. »

Kevin : « Euuuh… Au cinéma. Ou je repète avec mon nouveau groupe les dimanches. »

PPS : J’ai voulu faire comme Milie et faire un Gif animé trop cool, mais avec une appli iPhone parce que je suis pas très douée de mes petites mains. Bon ben voilà, maintenant si vous CLIQUEZ ICI vous avez la preuve que je ne suis vraiment pas très douée de mes petites mains (attention, vous pouvez vomir à regarder ce gif trop longtemps, je me suis un peu trompée sur la vitesse, et euh… le nombre d’images !)