Cet été, il nous est arrivé un truc de dingues à Lyon CityCrunch : on a passé un week end entier à plus de 300 kilomètres de la Guill’ – à Turin, pour être précis. Et non seulement on a survécu, mais on a adoré !

Evidemment, tous les plus gros clichés sur l’Italie nous sont passés par la tête au moment de préparer le voyage. Après un rapide sondage boosté au Chianti, nous avons principalement cité la gastronomie, les villes chargées d’histoire, l’art, la culture et le style, les voitures (et l’art transalpin de les conduire), quelques peoples ainsi que les noms des Tortues Ninja (mais je pense qu’il s’agissait d’une erreur). On ne pouvait pas décemment revenir de notre week-end turinois sans avoir trié les vérités des légendes urbaines.

Comme vous le savez, à LCC, on ne rigole pas avec l’investigation de fond et on n’a pas peur de donner de notre personne (notamment au niveau de l’estomac et du foie). Voici donc en exclu les premiers résultats totalement édifiants de notre enquête de terrain.

L’Italie, c’est le pays de la bonne bouffe et du bon vin et où on t’accueille à bras ouverts même si tu parles pas italien. Bref, c’est la dolce vita !

Et c’est VRAI ! En matière de plaisirs de la table, l’Italie n’a rien à prouver, mais c’est toujours bon de le rappeler (Millie et Clem vous en diront davantage à ce sujet…). De plus, nous avons remarqué qu’à Turin l’accueil était vraiment chaleureux et souvent francophone, ce qui est bien pratique ! Niveau dolce vita, donc, on n’a pas été lésé sur le produit… Turin est d’ailleurs renommée pour une coutume locale à laquelle on s’est bizarrement très bien adaptés : l’aperitivo (est-ce vraiment nécessaire de traduire ?), une formule avec boissons et bonnes portions de délicieux grignotages proposée dans les bars et les cafés dès la fin de l’après-midi. Les Turinois n’oublient pas de souligner que chez eux, pour l’aperitivo, c’est la tradition et la convivialité qui priment, contrairement aux bars d’autres villes italiennes qui ne proposent qu’un vulgaire happy hour…

Les Italiens sont gominés, portent des chaînes en or et des polos de la Juventus. Bref, c’est des kékés.

Eh bien c’est du flan ! Nous avons cherché des avatars d’Aldo Maccione partout, en vain. En revanche, nous avons globalement remarqué que l’Italien est plutôt stylé, boit des mojitos dans des bars branchouilles (Rocka vous en dira davantage à ce sujet…), se déplace à vélo – en [To] Bike, le Vélov turinois – et profite du wifi et du soleil à Turin-plage sur les bords du Pô. L’Italien est donc tout à fait dans la moyenne du bon hipster qui se respecte !

Crédit photo : www.tobike.it

Crédit photo : www.tobike.it

Les Italiennes sont jolies et élégantes. Bref, c’est des bombes…

Là par contre, même avec beaucoup de mauvaise foi, impossible de nier l’évidence : on n’a pas vu beaucoup de boudins. Mais comment font donc les Italiennes pour rester minces alors qu’une gelateria délicieusement avenante est en embuscade à chaque coin de rue ? C’est quand même une grave injustice ! Je me faisais cette réflexion tout en me bâffrant un divin combo dégoulinant gianduia + stracciatella + nocciola et en faisant semblant de ne pas entendre le bruit sournois d’une colonie de vergetures en train de repousser les limites de mon mini short.

L'Italienne devrait ressembler à ça !

L’Italienne devrait ressembler à ça !

Et c’est là, entre culpabilité, calories et orgasme gustatif, que j’ai trouvé un début de réponse : les Italiennes peuvent facilement surveiller leur poids, grâce aux pèse-personnes mis à la disposition du public dans les rues turinoises. Nous y voyons un instrument de torture quand les Italiennes y voient peut-être un allié minceur…

Dans Futurama, il y a des Suicide booths. A Turin, il y a des pèse-personnes sur la voie publique...

Dans Futurama, il y a des Suicide booths. A Turin, il y a des pèse-personnes sur la voie publique…

Turin est une ville bordélique, sale et pleine de chauffards en Fiat 500. Bref, c’est une ville italienne !

Si c’est pas du cliché, ça… Commencez par regarder le plan de la ville : des rues tracées à la règle, des pâtés de maison ultra-réguliers, tout est sous contrôle. Idéal pour se repérer en tout cas. Et niveau propreté, c’est nickel ! Pas un papier, pas une crotte de chien. Plutôt épatant, surtout quand on connaît le joyeux bordel des villes du sud du pays. Attention, la géométrie omniprésente et les avenues droites comme la justice n’empêchent pas musées, églises et palais d’abriter des décors aussi chargés que mon haleine après quelques martinis. On est en Italie quand même, on ne déconne pas avec le baroque (mais Le Piaf Fou vous en dira davantage à ce sujet…).

A la fois ultra-rectiligne et chargé à mort. Baroque quand tu nous tiens.

A la fois ultra-rectiligne et chargé à mort. Baroque quand tu nous tiens.

Concernant les voitures, là aussi, attention cliché : à Turin, on n’essaie pas d’écraser du piéton inattentif en Fiat 500, mais en Audi ou en Abarth, c’est tout de suite plus classe (mais Myrtille vous en dira davantage à ce sujet…). Certes, ça klaxonne dans tous les sens et les feux tricolores n’ont souvent qu’une valeur indicative, mais ça fait aussi partie du charme du pays !

Turin, c’est une ville industrielle morne, ça vaut pas Milan, Rome ou Florence. Bref, on dirait Saint-Etienne…

Turin est idéalement situé à quelques encablures des Alpes à l’Ouest et est bordée de collines à l’Est. La ville est entourée de montagnes que l’on peut contempler depuis de nombreux points de vue et perspective d’avenues. De plus, le design y est très présent. Et en ce sens, d’accord, Turin ressemble un peu à Saint-Etienne !

Genre, paye ta vue. Crédit photo : www.italia.it

Genre, paye ta vue.
Crédit photo : www.italia.it

Par ailleurs, la ville a su tirer parti à la fois de son passé d’ancienne capitale de la Savoie et du tournant industriel négocié habilement à la fin du XIXème siècle pour devenir aujourd’hui une ville à l’activité culturelle foisonnante (mais Anthony vous en dira davantage à ce sujet…). Ancienne capitale de l’Italie telle qu’on la connaît aujourd’hui et siège du premier parlement, Turin n’a rien à envier à ses rivales. Et toc !

Bonus : le Saint-Suaire est-il un faux ?

Là, j’ai bien peur que la science confirme que le Saint-Suaire est une supercherie, certes convaincante, mais un fake quand même. Cela dit les Turinois semblent avoir du mal à s’y résoudre… Après tout, imaginez un peu le traumatisme pour les Lyonnais si l’on apprenait subitement que le cinéma n’a pas été inventé par les Frères Lumière… On ferait pareil, on voudrait continuer à y croire !

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❤ Merci à l’Office de Tourisme de Turin et à Starshipper d’avoir rendu cette série d’articles possibles.