Alicante week-end

Pour ce premier City Guide de l’année 2018, nous nous sommes dit qu’il serait bien d’aller chercher un peu de soleil vu la météo tristoune qu’on se coltine depuis plusieurs semaines. Et parfois, il n’est pas nécessaire d’aller bien loin chercher quelques rayons UV. En moins de 2h d’avion, il existe une ville sur la Costa Blanca en Espagne qui allie joie de vivre, tapas, plages immenses, vieux chateaux et paysages lunaires.

Allez venez, on vous emmène en week-end à Alicante !

Jour 1 : Visite de la ville et du Château

Résumé de la journée

Matin : arrivée + balade dans la ville et sur le port
Midi : restau en ville
Après-midi : Vieille ville et Château de Santa Barbara
Soir :
restau de tapas + bar à cocktail

10h00
On arrive à l’aéroport d’Alicante. Mon cousin, qui habite là-bas, vient nous chercher directement. Ce n’est pas que l’aéroport soit loin, à peine 10km, mais ça nous évite de prendre le bus. Il nous fait faire un petit tour en ville et nous dépose près de l’appartement qu’on a loué. On est un peu en avance alors on prend un jus d’orange et un empanada dans un café au soleil. Vu le temps qu’il faisait en partant à Lyon, rien que ça c’est agréable.

11h00
On récupère les clés de l’appartement situé un peu à quelques pas du Marché Central. Il est super grand, on a trois chambres (alors qu’on n’est que deux) et une super terrasse. Merci la basse saison !

12h00
On part à la découverte de la ville, en descendant vers la mer. On traverse le marché couvert, on passe par des petites ruelles, une rue avec des gros champignons, et on arrive vers le bord de mer, le long de l’Explanada de España, une très belle promenade avec des pavés en forme de vagues abritée par des palmiers et des ficus centenaires et rythmée par des scupltures. Au bout, on arrive sur le bord, sur lequel se tient un voilier, ainsi que le Musée Volvo Ocean Race (gratuit, mais pas indispensable). Quand on se retourne, on voit le château de Santa Barbara en haut de son pic rocheux. Enfin, de l’autre côté du port se trouve la plage. On s’arrête car il est temps de prendre un petit apéro-tapas et de faire rager nos potes en postant une photo sur Facebook.

Alicante week-end

Alicante week-end

14h00
Les tapas nous ont ouvert l’appétit. Direction Calle Castaños, une rue piétonne où se trouvent plein de restaurants, on va bien trouver notre bonheur. Effectivement, on le trouvera au Principal, un petit restau sans prétention, mais très bien et pas cher du tout : 12€ olives, entrée, plat, pain et boisson.

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15h00
On ne prend pas le dessert au restau, car on a repéré un coffee shop juste à côté, La Coquette. La déco n’est pas aussi cosy que les coffee shop chez nous, mais il y a un effort, et surtout, les parts de gâteaux (carrot cake, kinder cake, etc…) sont énormes et ils sont super bons.

16h00
Avant de monter en haut du château, on décide de visiter Santa Cruz, le quartier de la vieille ville qui se trouve juste en dessous. Et on fait bien, car c’est vraiment super joli toutes ces vieilles maisons blanches à flanc de montagne, ce dédale de ruelles piétonnes avec plein de plantes devant chaque maison. On se croirait vraiment ailleurs, en dehors de la ville, il règne un calme extrêmement reposant. Avec les plantes en fleur au printemps ou en été ça doit être encore plus beau.

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17h00
Au bout de la vieille ville, on tombe sur le MACA, le Musée d’Art Contemporain d’Alicante. Mais on ira plus tard, car le soleil commence à baisser et on veut voir le coucher du soleil depuis le haut du Château. Plutôt que de grimper par la vielle ville, on prend l’option des faignants, l’ascenseur.  On y accède par un long couloir dont l’accès est au bout de la plage. Le ticket coute 2,70 € mais ça évite un paquet de marches. On arrive très vite en haut et c’est vraiment magnifique. Le soleil rougit les pierres dorées et on a une vue panoramique sur toute la baie, de Albufereta au nord à Santa Pola au sud, en passant surtout par la ville et le port juste en dessous. On ne se lasse pas de faire des photos sous tous les angles.

18h30
Le soleil est en train de se coucher il est temps de partir. On redescend cette fois en direction de la vieille ville qui prend d’autres couleurs avec les lumières artificielles. Deux possibilités s’offrent à nous : on aurait pu descendre directement dans les petites ruelles piétonnes, mais on a préféré passer sur les remparts (qui sont normalement fermées au public, pas bien!!!!), pour avoir la vue d’au-dessus et surtout atterrir du côté de notre appartement.

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21h00
Mon cousin nous emmène dans un petit restau un peu à l’écart des rues piétonnes et pas très loin de notre appartement, la Cucaracha. C’est un restaurant qui ne paie pas de mine mais qui sert des tapas plus recherchées que les bars à tapas classiques du centre ville. Les plats défilent et on teste quasiment toute la carte, car tout est bon et beau. Le tout arrosé d’un vin blanc de la région dont j’ai malheureusement oublié le nom mais qui était fameux. On s’en tire pour 31 € par personne, un peu cher pour Alicante, mais ça les valait vraiment.

23h00
On ne va quand même pas se coucher si tôt, après tout on est en Espagne. On repart donc en chasse d’un bar et on atterrit à La Folie, un bar à cocktails et tatoos un peu plus chic, apparemment tenu par un français. La déco est très soignée, avec des belles fresques de street art, le mojito de Qyrool est parfait, tout comme mon Why so Serious. On n’a pas vraiment vu la partie tatoo, par contre, peut-être plus en journée.

Voir les 5 incontournables à voir à Alicante

Jour 2 : Road trip dans la région

Résumé de la journée

Matin : Villajoyosa et Altéa
Après-midi : Castell de Guadalest
Soir :
Benidorm

10h00
Après avoir publié les bons plans du week-end de CityCrunch, on part en chasse d’un petit déj. Hier on avait repéré un café qui semble cool, le Mandala Café (il y avait même du lait végétal). Au final c’est assez basique même si leur café est très bon (et un bon café le matin quand on est en vadrouille, c’est importante) . Alicante ne semble encore pas envahie par les coffee shops comme à Lyon.

11h00
Aujourd’hui, on a prévu de se faire un petit road trip dans les environs d’Alicante. On se dirige donc vers la gare où se trouvent les loueurs de voiture. On en prend un au pif, ils ont une voiture de dispo (encore heureux vu qu’on est en basse saison) et 10 minutes après nous voilà partis en direction des montagnes au nord-est.

12h00
Avant les montagnes, on fait un premier arrêt, Villajoyos, un très chouette petit village de pêcheurs, avec des maisons colorées au bord de la mer et à flanc de colline. On se balade un peu sur la plage où trônent fièrement quelques palmiers, puis dans les petites ruelles du village avant de tomber par hasard sur le Central Perk (oui comme dans la série Friends). On se pose sur leur terrasse pour boire un café et un jus d’orange pressée.

Alicante week-end Alicante week-end

13h00
On reprend la voiture en direction du nord et de la ville d’Altea. On nous a recommander d’aller en haut vers l’église, et effectivement, le quartier est magnifique. Il y a plein de petites ruelles semi-piétonnes, avec des maisons toutes blanches, et la place de l’église est très typique. Pour couronner le tout, on a encore une fois une vue magnifique sur la mer.

14h00
On redescend sur le front de mer pour manger. L’esplanade donne ici aussi envie de flâner ou de se balader en longboard et il y a plein de restaus en enfilade tout le long. Chez Félix (il y a beaucoup de français dans la ville) qu’on nous avait recommandé est fermé pour les vacances, on se rabat donc sur le voisin, 2M, également tenu par un français. On déguste de bonnes tapas en face de la mer. Le pied !

16h00
 Cette fois, direction les montagnes. Ça monte sévère, mais les paysages lunaires sont magnifiques. Après une petite demi-heure de route, on arrive à notre destination, El Castell de Guadalest, un château du XIIème siècle perché sur un gros pic rocheux. Le village est petit et a l’air très touristique. Il semble aussi abriter plusieurs musées qui ont l’air un peu kitsch : véhicules anciens, vélos, motos, miniatures et même … salières et poivrières (plus de 20 000 modèles, quand même !). On n’est pas très portés sur l’histoire, donc l’intérieur de la Casa Orduña (4€) est bâclé en cinq minutes, mais il faut passer par là pour voir les remparts et monter tout en haut du Château. Et franchement ça vaut le coup. Le Château est très bien restauré et encore une fois la vue est magnifique sur les environs : d’un côté les montagnes lunaires, de la Vallée de Guadalest avec une retenue de barrage, et de l’autre la mer et Benidorm au loin.

18h00
Benidorm, justement, notre destination finale pour aujourd’hui. La ville est très impressionnante avec ses nombreuses tours dignes des plus grandes mégalopoles. Elle est composée de deux anses face au sud : Levante à l’est, et Poniente à l’ouest. Entre les deux, se trouve la vieille ville, ainsi qu’un petit belvédère qui donne à la ville des airs de Biarritz.

19h00
La nuit est tombée, on part donc en quête d’un apéro dans la vielle ville, autour de la fameuse rue El Paseo de la Carretera (non, elle ne s’appelle pas La calle del coño, littéralement la rue de la chatte, et les locaux n’aiment vraiment pas qu’on utilise ce terme). Il y a bien quelques bars et restaus, mais rien qui nous tire l’œil pour l’instant, et par contre il ya plein de magasins kitsch. Pas mal de restos sont aussi fermés parce que c’est les vacances d’hiver, et d’autres n’en sont qu’au café ou au goûter !

20h00
On se dirige alors vers le quartier anglais côté Levante, notamment Calle Gerona, où se trouve une enfilade de bars, pubs et clubs, dont la plupart offrent des shows avec des sosies. Le faux Bowie fait vraiment flipper, alors on opte pour la fausse Amy Winehouse. C’est assez surréaliste de voir autant de vieux anglais l’applaudir et faire la fête comme s’ils étaient jeunes (ça laisse de l’espoir).

21h00
On change de lieu et on tombe sur un club qui possède une partie vraiment boîte de nuit : musique dance bien naze, anglais bourrés en short et en tongs (il faisait meilleur qu’à Lyon, mais nous on supportait bien pull et veste), bracelets fluos, etc…  Pas trop notre truc mais eux s’amusent bien.

22h00
Il est temps de manger ! La Moulerie qu’on avait repérée dans la vielle ville est malheureusement fermée pour les vacances, on se rabat donc sur TGB, The Good Burger, qu’on avait de toute façon prévu de tester. C’est une chaîne de burgers, mieux que McDo mais pas transcendant non plus. Les burgers gourmets n’ont visiblement pas encore envahi le coin.

23h00
La vieille ville s’endort, on décide donc de retourner vers les clubs anglais. On opte cette fois pour un pub Western avec un groupe qui joue des reprises de rock pas mal. Là encore la population est assez hétéroclite, probablement à cause de la basse saison : ça doit commencer vers 25-30ans, mais la majorité a plutôt 40-50 ans, peut-être même un peu plus pour cette dame en haut à paillettes qui se déhanche 😊.

1h00
On rentre sur Alicante (45 min de route), on fait le plein de la voiture et on dépose les clés dans la boîte prévue au parking.

Voir ce les trucs à faire autour d’Alicante

Jour 3 : San Juan, Palmeraie et Musée

Résumé de la journée

Matin : San Juan
Après-midi : Palmeraie et Musée d’Art Contemporain
Soir :
tapasothon

11h00 (oui on se lève tard, et alors ?)
On prend le tram pour aller à la plage de San Juan, une banlieue résidentielle au nord d’Alicante. Après 20 minutes de tram les immeubles un peu surannés en bord de mer de San Juan nous accueillent. On descend à l’arrêt Londres à 50m de la plage. Celle-ci est immense et magnifique. On se balade sur le sable blanc ou quelques enfants jouent et où des sportifs font du beach volley. Les montagnes pelées au loin donne un petit côté Brésil (enfin j’imagine, je n’y suis jamais allé).

12h00
On se pose à un petit kiosque au bord de la plage, au soleil, avec une caña (un demi de bière pression) et une assiette de jambon et du fromage. On resterait bien là toute la journée tellement le soleil nous fait du bien.

14h00
On reprend le tram pour Alicante pour faire la clôture du marché, on nous a dit que les jeunes se retrouvaient avec des bières et des plateaux de fromage et de jambon achetés au marché juste avant la fermeture. Malheureusement, on arrive un peu tard, le marché a déjà fermé et on ne peut plus rien acheté, on ne peut que regarder et baver.

15h00
On se rattrape avec le restaurant Steky, qui nous a été recommandé par la serveuse de la Cucaracha. Ils servent une cuisine créative d’inspiration grecque et mexicaine. On décide de prendre plusieurs plats à se partager et on va de surprise en surprise. Tout est incroyablement travaillé, très original et extrêmement bon. On s’en tire pour à peine 30€, un prix très modique au vu du travail que cela nécessite.

16h00
On loue des vélos juste à côté dans une petite boutique tenu par un argentin, et on prend la direction du sud pour aller à la Palmeraie qui est à la sortie de la ville. Le vélo n’est pas très rependu à Alicante, mais il y a quand même une piste cyclable pour y aller. La palmeraie n’est pas très grande mais ça nous fait une petite balade digestive. Si on avait eu un peu plus de temps, on aurait pu pousser jusqu’à la plage, mais notre planning est assez chargé.

18h00
Après les nourritures terrestres, les nourritures spirituelles. Direction le Musée d’Art Contemporain qu’on avait vu le premier jour. Le musée est gratuit et même si  on fait rapidement le tour, il y a quand même quelques œuvres sympas, dont une qui rappellera quelque chose aux habitants du quartier de Grange Blanche.

19h00
En sortant du musée, on trouve le bar probablement le plus hipster d’Alicante, October Press. D’ailleurs, de la rue on se demande même si c’est vraiment un bar, car on aperçoit juste un bout d’expo, un vélo, des livres, etc… On rentre, on commande des cañas, et on se pose au fond, entre un canapé, un vieux piano, et une petite pièce qui sert visiblement parfois d’atelier DIY et qui est présentement utilisé pour un cours collectifs de ukulélé ! (hipster on vous dit)

20h00
On veut repasser à l’appartement pour se reposer un peu, mais un petit restaurant nous fait de l’œil, Villahelmy. On s’y engouffre, mais on est les premiers car il est encore un peu tôt. On prend juste un verre de vin rouge, des petits beignets de poisson hyper fondants et du poulpe super bon sur un lit de pommes de terre pimentées. Trop bon.

21h00
Un peu tard pour repasser à l’appartement, on décide donc de se lancer dans un tapas-athon. En réalité, c’est ce que font les espagnols quand ils sortent: ils grignotent un peu dans un bar et au bout d’1h ou 2h vont dans un autre. On commence avec Lizarran, une chaine qui sert des pinchos (tartine de pain avec des trucs dessus) : 1,50 € le petit pique, 1,90 € le grand ; 2,90 € les tapas. On se sert pour tout ce qui est froid et les serveurs passent avec le chaud. C’est bon, mais basique.

22h00
On continue avec Bandarra, un autre bar à tapas qui semble plus classe. Effectivement c’est un vrai spectacle de voir s’activer les serveurs cuistots hyper lookés derrière le comptoir, à faire des préparations minutieuses pour nous servir des croquettes déstructurées (un peu comme une soupe très épaisses avec des croûtons par-dessus), ou à cuire les sardines minute au chalumeau. On aurait bien continué ici, tellement c’était bon et cool, mais on voulait vous ramener d’autres adresses de bar à tapas (pas facile, la vie…), nous avons donc continuer notre périple nocturne.

23h00
On se retrouve dans la rue avec les gros champignons et, au lieu du désert de l’autre matin, on découvre une rue super animée. On rentre chez Lolita Restaurante et on s’attable au comptoir avec un autre verre de vin rouge local et une coca, sorte de tartine chaude avec de la charcuterie dessus. Super bon. Les autres plats ou tapas que l’on voit défiler semblent également très appétissants.

00h00
On se rend compte qu’en réalité la ville grouille de restaurants et de bars, c’est vraiment le jour et la nuit (c’est le cas de le dire) par rapport à nos balades en journée. On tente un bar années 80 mais même si d’habitude on est fans, on se trouve un peu vieux. On hésite ensuite à rentrer dans Parabarap, qui se revendique comme un pub low-cost, mais on a un peu peur du traquenard. Après quelques hésitations on finit à Artespiritu, un tout petit bar électro dans un angle de rues. La population est assez hétéroclite, c’est très bizarre, mix de clubbers et de gens plus âgés, mais l’ambiance est vraiment super cool et on se sent très à l’aise (qui a dit au milieu des vieux ?). On finir ici notre soirée dans un état très joyeux.

1h00
Vamos a la casa, car demain il sera déjà l’heure de repartir dans le froid lyonnais.

Voir nos bonnes adresses à Alicante

Verdict final

Dans la route qui nous mène à l’aéroport, on fait le point sur ce week-end. Quelle bonne surprise ! Cette ville trop peu connue de nous autres Français offre tous ce qu’on aime trouver en Espagne : le soleil, la mer, les tapas, l’ambiance détendue et l’esprit de fête. S’ajoutent à ça quelques beaux monuments et des paysages magnifiques aux alentours. Bref, pour votre prochain week-end en Espagne, oubliez Barcelone, foncez plutôt à Alicante !

Retrouvez toutes les adresses testées, nos conseils, le budget à prévoir et nos bons plans dans notre City Guide complet sur Alicante, ci-après

Comment y aller ?

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