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On revient d’Istanbul et c’était vraiment cool !
C’est plus Byzance et pourtant…
C’est toujours la seule ville au monde qui permet de visiter l’Europe et l’Asie dans la même journée.
En quelques jours on devient un spécialiste de la viande à Kebab et surtout, on peut y vivre sa passion pour les chats au grand jour sans aucun complexe.
Istanbul is the place to be !

Jour 1

Arrivée

17h40
Arrivée à l’aéroport S.Gökçen, c’est celui des deux le plus éloigné de la ville. Nous sortons pour rejoindre les bus qui assurent la liaison jusqu’au centre. Rapidement nous trouvons le nom de le compagnie de car que nous avions pris soin de noter (ils sont juste derrière) et nous voilà en route pour le centre ville

20h
Arrivée place Taksim,  descente du bus … une odeur de …  kebab. Déjà !
Nous sommes au bout de l’avenue la plus touristique du centre ville, et forcément les grills à viande tournent en continu. On déambule tranquillement le temps d’acclimater notre odorat et on repère vite l’artère principale, noire de monde, qui nous décide à prendre une rue parallèle pour s’épargner ce bain de foule et découvrir un peu les alentours.

21h15
C’était donc une mauvaise idée, on apprendra au fil des jours et des déconvenues d’orientation qu’il est préférable de faire confiance à la rue noire de monde plus qu’à son instinct. On se perd facilement ! Mais un jeune homme très avenant nous accoste pour nous accompagner jusqu’au Corinne Hôtel. Juste avant le départ, une lectrice nous avait conseillé dans les commentaires d’aller boire un verre et admirer la vue sur ce rooftop.

21h50
Une Pina colada plus tard, nous décidons de prendre un taxi pour rejoindre le quartier de Sultanahmet, le cœur historique de la ville où se trouve l’hôtel.

22H15
Le quartier semble assez calme et il est un peu tard, nous choisissons donc un restaurant à proximité, le Stone housse restaurant. Un restaurant de quartier tout petit, mais où l’accueil s’avèrera exceptionnel.
Nous y dégustons ce qui sera un de nos meilleurs repas du séjour. Une viande de bœuf cuite devant nous dans un pot en terre cuite avec des légumes et épices.  La viande a une saveur exquise et la sauce qui l’accompagne rappelle un peu la ratatouille.

Minuit et au lit.


Jour 2

9H15
Nous voilà prêts et gonflés à bloc pour découvrir en deux jours top chrono une ville qui fait l’équivalent de deux fois Paris, répartie sur deux continents (la rive européenne et la rive asiatique), presque 3 si on compte la corne d’or… on va faire de notre mieux. On attaque la journée par le quartier de Sultanahmet. A cette heure-ci la ville est tout calme, il n’y a pas grand monde à part nous (et quelques chiens errants). On admire les maisons du quartiers en bois toutes colorées et proche de le mer Marmara.

9h30
Après une ascension qui rappelle la montée Saint barthélémy, nous arrivons sur la place Sultanahmet, face à une obélisque d’Egypte qui date de 1547 av JC

10h00
Nous avions hâte d’entrer dans la grande mosquée bleue. Édifice incontournable d’Istanbul. Nous avions prévu les baskets sans lacets pour se déchausser vite, le foulard pour se couvrir la tête… mais les travaux en cours ne permettent pas d’apprécier l’architecture et le volume du lieu. J’avoue que du coup j’ai plus orienté l’objectif vers la moquette qui est, il faut le dire, remarquable.

10h30
On déambule dans le parc Sultan Ahmet, entre la grande mosquée et l’église Sainte Sophie ; nous savions que celle ci était fermée le lundi, en route donc pour la citerne basilique qui est à proximité, en turc : Yerebatan Sarayı

10h50
A côté de Sainte Sophie et de la grande mosquée, la citerne basilique est l’ancienne réserve d’eau de la ville. C’est la plus grande citerne souterraine byzantine : 76% de taux d’humidité à l’intérieur, plus de 300 colonnes et une ambiance de templiers. C’est un lieu assez surprenant même si on en fait le tour assez rapidement, on a beaucoup aimé.

11H00
En longeant les rails du tram à la sortie de la Citerne basilique nous avançons  jusqu’à l’entrée du palais Topkapi, le palais et l’ensemble du site sont immenses, nous ne ferons qu’une petite visite du jardin, ou les employés semblent profiter d’une accalmie touristique pour entretenir et rénover le parc.

11h45
Prochain objectif : la mosquée Süleymaniye.
Il nous faudra avancer au cœur d’un quartier (qui fait beaucoup penser au sentier à Paris), gravir une sacrée colline, pour découvrir l’imposante mosquée. Un cimetière, un jardin et un mausolée jouxtent le site et amènent au magnifique belvédère qui surplombe la corne d’or.

Les travaux dans la grande mosquée bleue nous avaient un peu laissés sur notre faim en terme d’émerveillement, cette mosquée-ci est vraiment impressionnante, et avec moins de monde à ce moment là, ce qui permet de profiter du calme et de l’atmosphère spirituelle. Le dôme en cascade est sublime et lumineux, la cour extérieure avec ses colonnes en marbre blanc et en granit impressionne. C’est aussi la mosquée la plus visible depuis l’autre rive le soir venu. Et elle offre une vue hyper dégagée sur les toits.

12H45 
C’est l’heure de la prière, la mosquée ferme aux touristes, le muezzin appelle ses fidèles et nous redescendons la colline pour aller déjeuner au Hamdi Restaurant... On se perd en route dans le Sark Han.

13h30
Sur la place face au pont Galata, on tombe sur le Hamdi restaurant, sa gargantuesque assiette de houmous.
Suivent de délicieux sebzeli kebab et beyti kebab (une variante des döners kebab en brochette).

14h00
Après avoir englouti d’excellente brochettes de kebab, on se dirige vers le pont Galata qui enjambe la corne d’or et relie le quartier de Sultanahmet à celui de Kadakoy, on peut aussi le traverser par en dessous pour être à l’abri de la pluie ou du soleil, et là c’était plutôt la première possibilité ! En passant dessus nous avons découvert les pêcheurs, rangés en bancs de sardines, côte à côte qui restent accoudés à la barrière, les yeux absorbés par le bout de leur ligne. Pour être passés plusieurs fois par le pont, on peut dire que c’est le soir où ils sont réellement le plus nombreux, c’est assez impressionnant à voir !

14H30
Nous commençons notre découverte du quartier de Karakoy, traversons plusieurs passages, avant de gravir une nouvelle colline qui nous mènera directement à l’heure du goûter.

15H00 
On s’arrête au café de Willy Wonka. Cette adresse est notre petit coup de cœur dans la catégorie goûter.
La serveuse met en route une fontaine à chocolat pour remplir mon verre.
Nous prenons également un Gercek Ask : une brochette banane chocolat qui se cache sous une épaisse couche de chocolat fondant, le tout posé sur une génoise en forme de cœur. Un délice 🙂

Le café Willy Wonka est dans une rue derrière Galata. Cette rue est truffée de petits coffee shops, bars et lieux alternatifs comme on aime bien ! N’hésitez pas à y passer un peu de temps.

15h45
Nous nous dirigeons ensuite vers la tour Galata, mais surtout à la recherche de l’hôtel Pera Palace, dans le quartier Beyoglu. Cet hôtel mythique construit en 1895 par la compagnie des wagons lits accueillait les voyageurs de l’Orient Express à leur terminus. C’est là qu’Agatha Christie y aurait écrit son fameux roman.

 

 

17h
Petit détour par le passage des fleurs, une photo de l’église Saint Antonio et il ne nous reste plus qu’une heure pour dévaler la colline aux pavés glissants sous la pluie, s’engager dans plusieurs Han en étant persuadés de trabouler efficacement, se perdre, rebrousser chemin, courir pour gravir à nouveau celle où nous étions ce matin et arriver absolument trempés au … hamam. Cette ville est gigantesque, tortueuse, on adore s’y perdre dans un dépaysement de tous les instants.

18H 
Le Hamam Suleymaniye fut un grand moment dans notre périple turc. Tout d’abord, si vous êtes en couple il s’agit de trouver un hamam mixte pour tenter l’expérience. Celui ci en fait partie, mais ils sont rares. Ce jour là, on en était déjà facilement à 13 km au compteur des baskets, donc on n’a pas regretté d’avoir réservé ce créneau juste avant de partir. Un moment de break bien mérité !

Ce hamam date de 1557, et même si il a été rénové, on se sent tout de suite dans une autre époque, et encore plus après avoir enfilé les confortables vêtements de bains fournis, et les sandales en bois.
L’architecture est semblable à celle d’une mosquée, avec ses colonnes en marbre. On s’installe le temps de suer un grand coup. Les masseurs viennent ensuite nous chercher pour le gommage.
Le massage à la mousse qui suit est assez surprenant surtout quand il alterne entre l’eau froide et l’eau bouillante. Bon sincèrement, j’ai vraiment apprécié l’impression d’être à une autre époque, mais j’ai aussi cru être à deux doigts de m’évanouir plusieurs fois tellement il faisait chaud. Question d’habitude sans doute…

20h
A la sortie du hamam, le quartier bouillonnant de marchands s’est complètement éteint durant notre séance. Nous retraversons le pont Galata avec dans l’idée première de manger un sandwich au poisson. Tous les guides conseillent un passage obligé dans une des guinguettes du quai.

Mais vous savez quoi ? Les petits sandwichs au poisson du quai à 12TL, c’est sûrement très bon et à coup sûr bon marché, mais ça ce mange sur un tabouret en plastique à trois pieds, sous une bâche. On est quand même fin novembre un soir de pluie, alors on choisit l’option « confort ». L’âge peut être, la météo assurément (Sans scrupules en plus !). On finit par rentrer dans le resto à touristes sous le pont, le Beyaz Inci Balik.

Effectivement, les rabatteurs qui alpaguent le client avec le menu, c’est pas ce qui nous séduit d’habitude, mais j’avoue que cette fois on a cédé, et tout s’est excellemment bien passé. D’abord parce qu’on était au sec, ensuite les banquettes rouges étaient hyper confortables, et on a pu manger un délicieux poisson entier avec vue sur le Bosphore. On a aimé aussi voir les lignes des pêcheurs au dessus qui montent et descendent en fonction des prises.
Les serveurs sont d’une amabilité absolue, le petit groupe de musique plutôt cool et les baklavas et le thé sont offerts. Like !
Donc : le resto à touriste sous le pont, c’est top aussi.

22H
On grimpe ensuite une pente bien raide dans le quartier Beyoglu pour rejoindre le bar à cocktail le Geyik. Nous arrivons apparemment assez tôt pour pouvoir s’installer dans le vieux canapé au fond du bar, un peu comme on l’aurait fait dans notre salon.


Soit le serveur a compris qu’on venait de gravir la fin de la côte à quatre pattes, soit c’est comme ça que ça se passe à chaque fois, mais avant même d’avoir jeté un œil à la carte on avait déjà une verre d’eau sur la table, un saladier de popcorn et un petit bol de cahuètes. (Quand je pense au nombre de fois ou il faut attendre la troisième tournée pour que le serveur balance l’équivalent d’une cuillère à soupe de cahuètes… sur une table de 10… )


La carte des cocktails est top et variée, les prix probablement un peu élevés pour les locaux, mais d’un point vue de lyonnais, 40 Tl (6,60€) le cocktail, ça donne envie d’y retourner. Après avoir papoté avec le serveur et lui avoir avoué notre surprise de trouver des chats même dans les bars, il est allé nous sortir son minou chéri de la réserve et chouchou est resté moulé sur nos genoux tout le reste de la soirée.
La bar était presque plein au moment du départ, et c’était vraiment un chouette moment.

00h00
Nous nous épargnerons cette fois une quatrième traversée du pont en rentrant en taxi.


Jour 3

9h30
Après les 18km d’hier, une petite organisation s’impose.
Nous avons installé maps.me sur le téléphone, deux plans papiers en poche, et moins de 10 mn plus tard nous entrons dans l’église Sainte Sophie, sans même avoir eu à gravir la colline ce matin.

10H45
On arrive enfin au Grand Bazar, et c’est donc bien le bazar !!! Des centaines d’échoppes, de tout et n’importe quoi et plus encore. Je pense que le meilleur moyen d’en profiter c’est de ne rien y chercher, pour être sûr d’y trouver
quelque chose, de l’artisanat local, mais pas seulement.


Pour ma part je me suis amusée à pourchasser de l’objectif les livreurs de thé qui courent entre les allées pour servir les commerçants. On a réussi à trouver un des points de rechargement du livreur, un petit magasin d’un mètre carré avec une quinzaine de téléphones sur le mur.

12h30
La station de bateau à Eminonu est à quelque rues du grand bazar.
Nous embarquons pour l’Asie, arrivé estimée dans… 15 mn ! Le concept d’une ville à cheval sur deux continents est décidément terriblement génial !!!
Le bateau est escorté par une concentration de mouettes affamées à l’affût du touriste généreux de gâteau.



Toutes les 20 mn
Prix : 5TL (0,82€) la carte pour un passage unique achat aux bornes.

12h45
L’arrivée à Kadikoy est rapide, le flot humain débarquant du bateau nous a aisément conduit sur une rue très animée qui semble idéale pour déjeuner d’une pizza et d’une pita.


Nous nous promenons dans les rues environnantes à l’affût d’un centre d’art que nous ne trouverons jamais… notre équipement ne suffit pas à nous amener où nous le souhaitons, la rue Moda est longue et devrait nous mener jusqu’à la côte.


Le quartier de Kadikoy semble parfait pour trouver des bars sympa, il était un peut tôt pour tester, mais allez y sans crainte si vous êtes dans le coin en fin de journée.

15h40
On rejoint la rive pour se retrouver face à la mer Marmara et au Bosphore, la pluie gagne en intensité et remet en question la perspective de découvrir le roof top du Hilton devant lequel nous sommes.

On se rabat sur notre plan B, le bar à chicha le Récafé. La pluie nous a un peu aidé à franchir le seuil, d’autant que la devanture ne laisse rien entrevoir de l’immense pièce qui se cache derrière.


L’expérience était plutôt super cool, le lieu est grand, chacun y va de sa petite occupation, le couple d’amoureux qui se roule des pelles devant sa tablette, la bande de potes qui joue au backgamon, ou les deux touristes qui ont mal aux pattes et ont été surpris par la pluie.
Tu fumes tranquilou ton petit narguilé, il y a un jeune homme qui vient te remettre des braises chaudes régulièrement. J’ai essayé de profiter du wifi pour comprendre comment s’orienter dans la quartier et mon assistant s’est lui orienté vers une sieste.

17h30
Comme fumer ne nourrit pas, et que l’heure du goûter approche…


On fait un arrêt à la pâtisserie Pasifik Pastanesi qui se trouve au bout de la rue Moda. Il y a un choix incroyable de pâtisseries traditionnelles (pas forcément dégoulinantes de miel). Un vrai repère des locaux loin des masses de touristes.

Pour rejoindre Karakoy sur l’autre rive et tester un nouveau moyen de transport on se dirige vers le métro.
Le périple sera plus long que prévu… parce qu’après 30mn de marche, il a fallu solliciter des locaux pour s’y retrouver.
Pour tout dire, la liaison entre Kadikoy et Sultanhamet est simple grâce au bateau ou au Maramarail (le train qui passe sous la mer Marmara), mais rejoindre le quartier de Beyoglu depuis la côté asiatique, c’est plus compliqué surtout quand on ne connait pas le réseau.
Note : ne pas confondre sur une carte Kadikoy et Karakoy 😉

20h00
Nous descendons à station Sishane, pour visiter la tour Galata.

Cette tour qui date de 528 à été maintes fois reconstruites et a servi tantôt de phare, tantôt de tour de sécurité. Ce n’est pas la visite la moins coûteuse de tout le voyage, mais la vue à 360° sur la ville est chouette. La montée se fait en ascenseur et on finit les deux derniers étages à pied, et surtout on peut prendre son café en haut. La vue panoramique permet d’apercevoir les différents ponts du Bosphore.

21h30
Un dernier kebab pour la route, le retour est proche ! On se re-fait un petit passage devant Sainte Sophie où la fontaine est allumée

22h30
Petit débrief du dernier soir au Terrace, avec vue sur Sainte Sophie.


Au fond de la salle, on aperçoit une table entière de personnes avec le crâne rasé de façon pas super égalisée… depuis le début du séjour, nous croisons des personnes avec de gros pansements sur la tête, des cicatrices ou la tête tondue, on s’interroge…
Il est temps en cette fin de séjour de fouiller un peu sur le web en profitant du wifi pour résoudre cette énigme : La transplantation capillaire est la spécialité de nombreuse cliniques stambouliotes… pour ceux qui s’inquiètent d’être dégarni prématurément, ici, en moins de 48h votre problème peut être résolu !

23h30
On se couche pas trop tard car notre avion est à l’aube le lendemain. Quel beau week-end nous avons vécu.
Certes la pluie est venue un peu gâcher nos photos (on repassera pour les jolis post Instagram) mais on a quand même pu goûter aux charmes de cette ville aux multi-facettes.

Cette ville à la croisée des chemins et des continents regorge des mystères qu’on a pris plaisir à découvrir. Il faudra qu’on revienne pour se laisser surprendre à nouveau.


On vous file tous nos bons plans, bonnes adresses et le budget de notre voyage dans le City Guide complet juste en bas de cet article.


Comment y aller ?

avionLCCEn avion, les compagnies Turkish Airlines et Pegasus vous emmènent à Istanbul en 3 heures 15 minutes, avec 15 vols par semaine.

Plus d’info sur les vols Lyon-Istanbul sur le site Aéroports de Lyon



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