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Ça y est, c’est juillet : Lyon CityCrunch va bientôt fermer ses portes pour prendre quelques congés bien mérités alors que les piscines d’été lyonnaises viennent d’ouvrir au public.

Personnellement, ancienne « grande nageuse » : 1m77 / 1 800 mètres enquillés trois fois par semaine (pour les entraînements nécessaires à l’obtention du fameux BNSSA : sésame permettant de faire « maître-nageur » comme job d’été étudiant, ce qui est quand même plus cool que livreur de pizzas pendant les matchs de coupe du monde…), j’ai fréquenté beaucoup de piscines dans ma vie et j’avoue qu’en arrivant sur Lyon… j’ai été super déçue !

Déjà parce qu’à Lyon, il n’y a pas tant de piscines que ça et que les quelques tentatives d’aller nager à la piscine de Vaise à la sortie du boulot se sont avérées désastreuses : bassin coupé en 2×25 m et un nombre incalculables de nageurs donnant une vague idée de ce que peut être un élevage de saumon en Norvège à l’approche des fêtes de fin d’année…

En plus, à Lyon, il n’y a pas vraiment de nocturnes ni d’horaires étendus (bon, je suis de mauvaise foi : il faudrait que j’arrive à me lever tôt un vendredi pour tenter un 7h/8h à cette même piscine de Vaise mais j’ai peur de ne pas être bien productive au travail ensuite…).

J’ai bien réussi quelques temps à aller nager le dimanche matin avec ma copine Mélodie au Centre Etienne Gagnaire à Villeurbanne mais en fin de saison dernière j’ai été quelque peu rebutée par l’état de propreté du bassin extérieur…

J’aurais bien tenté la Piscine du Rhône (5 ans à Lyon, 0 visite) mais l’affluence et les descentes de flics me disent que cette piscine n’est pas pour moi.

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Parce que moi, ce que j’aime à la piscine c’est enquiller les longueurs par dizaines. Et comme tout bon nageur qui se respecte, je suis une véritable taliban des bassins, intolérante au possible avec tout ce qui ne nage pas droit mais également avec mes propres congénères puisque pour bien nager ; il faut être 2 par ligne grand maximum… (D’ailleurs, petit message aux « Rambo » des bassins : on attend au bord de la ligne que le nageur de devant ait fait vingt mètres plutôt que de lui coller aux basques pour tenter de le doubler sur toute la longueur en lui mettant des coups de pieds au passage !!!) (Autre message à destination des « Je suis seul au monde » : on ne nage pas le dos crawlé dans une piscine bondée ! C’est très dangereux !).
(Ah, ça fait du bien !)

Où en étais-je ?

Ah oui, voici une merveilleuse suggestion d’amélioration pour des piscines plus agréables l’été qui vous mettra certainement en joie.

Imposer le savonnage obligatoire AVANT l’entrée dans les bassins et le bonnet sur la tête. Tadaaaam !

Tous au savon

Un truc de taliban ? Non ! Même si vous « êtes très propre » et que « Vous vous êtes douché ce matin ! » : vous avez déjà transpiré, votre crâne a déjà commencé à émettre du sébum, des bactéries sont déjà présentes partout sur votre petit corps et vous avez certainement mis du déodorant sous les bras, de la crème sur la figure et vous avez déjà été aux toilettes. Non, vous n’êtes pas propres !

Un nageur « propre » qui séjourne deux heures dans une piscine excrète entre 20 et 80 millilitres d’urine et produit entre 10 centilitres et 1 litre de sueur. Rien de très grave mais il faudra 7 grammes de chlore pour éliminer tout cela.

Si on ajoute le cocktail d’une seule personne pas lavée (ou « lavée ce matin »…), nageant pendant une heure dans le grand bain, on y ajoute en en vrac : les vapeurs de son déodorant, le fond de teint de la demoiselle maquillée, une poignée de cheveux qui dépassent, des poils plus ou moins frisés, des peaux mortes, de la morve, sans oublier quelques traces de pipi et de caca. Bon appétit !

Pour diluer cette mini marée noire, il faudra écouler environ 100 litres d’eaux par nageur.

Au final, 80% de la consommation d’eau d’une piscine type est liée à l’hygiène. La différence entre une piscine où les baigneurs sont propres et le traitement, adapté, et une piscine mal gérée peut atteindre près de 10 000 mètres cubes d’eau, soit 30 000 euros d’économie globale.

Et moins de pollution = moins de chlore = moins d’odeurs et d’yeux qui piquent = moins de savonnage… à la sortie !

Conclusion : lavez-vous avant plutôt qu’après !

Dans les pays nordiques, un employé vérifie même au bord de la douche que vous vous lavez bien. : « Hop, hop, hop, Monsieur : on insiste bien derrière les oreilles s’il vous plaît ! ».

Tous en bonnet

Pour le bonnet, personnellement je l’utilise toujours, même quand ce n’est pas obligatoire : c’est plus pratique quand on nage, ça évite que le chlore ne bousille les cheveux mais surtout : parce que je déteste avoir les cheveux des autres dans ma bouche lorsque je nage alors j’évite de laisser traîner les miens…

Et c’est peut-être l’occasion de lancer de nouvelles modes ?

Et vous, vous seriez prêt à bien vous savonner sous les bras et à porter un joli bonnet ?

Sources : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail et www.terraeco.net