Salut mes bien chers chatons !

Il m’a tardé d’écrire cette première phrase et de relancer la machine CityCrunch après le break de fin d’année. Certes on était ravis de mettre le site en pause fin décembre pour reprendre un peu de force mais l’envie d’écrire et de partager avec vous nos bons plans s’est très vite fait ressentir (entre deux coupes de champagne).

Comme le veut la tradition, je débute l’année par un article sur … l’année dernière. J’ai pris l’habitude depuis plusieurs années de vous dévoiler en toute transparence les rouages de CityCrunch au cours du premier article de janvier.

Alors c’est parti ! On se met à poil ! Profitez-en !

Combien de gens lisent CityCrunch ?

2017 a été une année assez compliquée pour nous en terme de trafic : Facebook qui fait de moins en moins remonter nos posts, passage du site en HTTPS qui a fait grincer les dents de Google… A un moment, on a même pensé que, pour la première fois dans l’histoire de CityCrunch, on ferrait moins de visites que l’année précédente.

Heureusement, on s’est un peu retroussé les manches au 2ème semestre en travaillant mieux nos posts Facebook (sans tomber dans le style putaclic qui nous insupporte au plus haut point) et en s’appliquant à être plus rigoureux sur le référencement naturel.

Ces efforts ont payé puisqu’on a fini l’année en fanfare et qu’on est fier de vous annoncer que le site a réalisé

3 410 000 visites
(pour 1 860 311 visiteurs uniques)

Pour un blog local c’est plutôt pas mal du tout ! Et ça fait surtout 350 000 personnes de plus qu’en 2016 !

 

Pour vous faire une idée ce nombre de visiteurs uniques correspond à la population totale du Kosovo (dont tout le monde sait que la capitale est Pristina (ne me remerciez pas, vous vous endormirez moins bêtes ce soir…))

L’ensemble des CityCrunch (et oui on n’est pas que à Lyon) totalise 4,5 millions de visites pour 2 700 000 visiteurs uniques.

Nous avons publié 370 articles en 2017. Soit un peu plus d’1 par jour ! C’est beaucoup et peu à la fois. Beaucoup car il faut tenir le rythme sans perdre l’inspiration et que ça fait quand même plus de 264 000 mots au total !

Mais peu quand on voit que certains sites publient des dizaines d’articles par jour (voire par heure). Quoi qu’il en soit 1 article par jour nous va très bien et correspond parfaitement à notre philosophie :

L’article le plus lu cette année a été 5 plages à moins d’1h de Lyon (La canicule nous a beaucoup aidé). Le deuxième article le plus lu est notre Top 5 des brunchs à Lyon. Ils font respectivement 39 000 et 34 000 vues. Ce sont tous les 2 des articles de 2016. Notre meilleur article de 2017, Où habiter à Lyon en 2017, pointe seulement à la 7ème position. Quand je vous disais qu’on a un peu plus galéré à faire buzzer des articles en 2017, vous en avez ici la preuve !

L’établissement qui a eu le plus de succès est le 27 Madeleine. Le bistrot-pétanque a été un véritable spot de l’été dans le 7ème arrondissement de Lyon.

Vous nous avez laissé très exactement 2 630 commentaires en 2017. Soit 2 000 de moins qu’en 2016. Les commentaires sur les blogs sont une espèce en voie de disparition (c’est tellement plus compliqué qu’un like ou qu’un fav), alors Big up à ceux qui continuent malgré tout de prendre le temps de nous laisser un petit mot sous nos articles.

Au final, on est assez contents de cette année. Après un petit passage à vide les premiers mois, le site a retrouvé progressivement des couleurs et on peut à nouveau dire : « Vous êtes de plus en plus nombreux à nous suivre ».

MERCI !

Combien CityCrunch gagne d’argent ?

Peut-on gagner (beaucoup) d’argent en parlant de burgers et de bière ? La réponse est OUI ! CityCrunch est rentable depuis plusieurs années maintenant.

En 2017 nous avons gagné très exactement :

260 984€

Mais d’où vient tout cet argent !

La Pub
Que ce soit de l’affichage de bannières, d’articles Pandi les Bons Tuyaux, ou de certains Mardi de la Win, la publicité nous rapporte un nombre non négligeable de jolis euros. On est assez exigeant avec les annonceurs avec lesquels on décide de travailler (nous avons le luxe de pouvoir choisir), il faut que le sujet ou le produit soit vraiment intéressant pour nos lecteurs. On s’interdit aussi de faire de la pub pour des restos ou des bars puisque tous nos tests d’établissements sont faits sans aucune contre-partie et de manière anonyme. Une partie de la pub sur CityCrunch est gérée par nos copains du Petit Bulletin.
En 2017, la pub nous a rapporté un peu plus de 30 000 €

Le Sponsoring
Le sponsoring s’apparente à de la publicité sauf qu’il s’agit d’un partenariat sur la durée avec un vrai concept de contenu à la clé. C’est par exemple notre rubrique Bon Voyage, supportée financièrement par Aéroports de Lyon, qui nous permet de ramener des bons plans des 4 coins de l’Europe tout en vous faisant découvrir l’étendue de l’offre au départ de Lyon, ou bien encore l’option livraison Deliveroo ou encore les encarts et contenu shopping avec La Part-Dieu et Confluence.
En 2017, le sponsoring nous a rapporté 56 000€ 

L’e-shop
Sur notre boutique en ligne on trouve notre fameuse Pochette Surprise. Cette dernière est un gros succès et semble contenter tout le monde (les commerçants qui voient passer du monde dans leur boutique, et nos lecteurs qui disposent d’un concept assez fun pour découvrir de nouveaux endroits). On voudrait bien sûr en faire plus mais c’est très compliqué : ça nous prend énormément de temps et on peut difficilement demander aux partenaires de fournir plus de cadeaux.
En 2017, l’e-shop en ligne nous a rapporté 15 000€ 

Les événements
On a organisé beaucoup moins d’événements cette année. Il faut dire qu’en 2016 on s’était fait un véritable marathon d’apéros et qu’on a voulu calmer le jeu. On s’est donc concentré sur des événements un peu plus gros mais moins nombreux (le Love Boat pendant Nuits Sonores, les RDV en Terroirs Inconnus et l’Apéro Musical Extravagant à l’Auditorium de Lyon)
En 2017, les événements nous ont rapporté 21 000€ 

Les autres villes
Comme vous le savez, CityCrunch existe aussi dans d’autres villes. Les revenus générés par ces entités sont pour l’instant très faibles mais on compte bien développer tout ça.
En 2017, les autres CityCrunch nous ont rapporté 18 000 € 

Le studio de création de contenus
S’ajoutent à ce montant les projets que nous avons gérés pour des marques et des entreprises, à travers le studio de création de contenu qu’on a monté en parallèle du site. Il s’agit de projets qui ne sont pas liés directement à CityCrunch. Certaines marques et entreprises nous demandent de créer des sites web, de rédiger des contenus ou de gérer leurs réseaux sociaux. Le collectif est une grosse source de revenus pour nous. Il permet également de rémunérer les freelances qui nous accompagnent dans le développement du webzine. On a un peu moins bossé cette année. Pas tant par manque de demande, mais par volonté de ne pas s’éparpiller et de rester concentrés sur CityCrunch.
En 2017, le studio de contenus nous à rapporté 120 000€ 

Mais où va tout cet argent ?

Et donc avec tout cet argent on peut nager la brasse coulée dans des hectolitres de billets tels des Picsou du web sur leur montagne de bifton. Et bien NON !

En 2017, CityCrunch a dépensé très exactement :

265 053 €

Mais où part tout cet argent

TVA et autres impots

Déjà on enlève 20% de TVA. Allez déjà 50 000€ en moins. Auquel on ajoute l’impôts sur les sociétés, divers taxes et les charges sociales… Ça fait des sommes importantes au final, mais c’est plutôt bon signe : payer plein d’impôts veut dire qu’on gagne plein d’argent non ?
En 2017, les taxes et impots ont représenté 85 000€ 

Les frais de fonctionnement
Viennent ensuite nos frais de fonctionnement. Comme nos bureaux dans un espace de coworking, les frais techniques (hébergement, serveurs) et les abonnements divers et variés (mailchimp, shopify, paypal, etc…). Bref en gros tout ce qui nous permet de faire tourner la machine. La partie Studio nous demande également souvent d’acheter prestations, services, pub ou matériel afin de répondre aux demandes des clients. Enfin comme vous pouvez vous en douter le fonctionnement de la rubrique voyage (nous payons nos billets d’avion, nos hôtels, etc.) représente un cout assez conséquent.
En 2017, les frais de fonctionnements et les dépenses nous ont couté 83 000€

Le chouchoutage de chroniqueurs
On nous a posé la question mille fois :  les chroniqueurs du site sont-ils rémunérés ? Initialement CityCrunch était un projet amateur et tout le monde contribuait au site bénévolement, nous gardons donc ce système pour garantir un ton « blog » et léger et ne pas tomber dans le système de piges. Les chroniqueurs eux-mêmes ne veulent pas rentrer dans un lien de subordination qu’impliquerait une rémunération. Ça leur permet de publier ce qu’ils veulent, quand ils veulent et à leur rythme (d’où le fait que certains ne publient rien pendant 3 mois). Ça serait peut-être plus simple d’avoir des vrais pigistes qu’on pourrait fouetter et à qui imposer des délais voire un certain rendement, mais CityCrunch perdrait sûrement de son charme.

Si nos chroniqueurs ne sont pas rémunérés, on s’efforce de les choyer au maximum : apéros à gogos, invitations à la pelle, petits cadeaux et voyages à l’étranger. Et comme nos chroniqueurs sont des soiffards, les additions à la fin des apéros sont impressionnantes ;-)
Cette année les coûts ont un peu diminué (on a moins bu ou quoi ?!). Il va falloir qu’on remédie à ça en 2018 !
En 2017, les frais de chouchoutage des chroniqueurs se sont élevés à 9 000€ 

Les gens
Si on ne rémunère pas les chroniqueurs, les autres personnes œuvrant au quotidien au bon fonctionnement du site et du collectif sont payées pour leur travail. Graphiste, développeur, webdesigner, stagiaire, … Sans compter les City Managers de chacune des autres villes françaises où CityCrunch est présent. S’ajoutent à ça toutes les personnes à qui on fait appel ponctuellement que ce soit pour un événement (DJ, traiteur, …), ou pour un projet du collectif. Et pour terminer il faut ajouter les rémunérations des 3 « actionnaires » de CityCrunch, Émilie, Guillaume et votre serviteur (Car oui, on se paye a peu près convenablement depuis 3 ans !). Les rémunérations de chacun, qu’ils soient freelance, stagiaire, ou bien gérants du bordel représentent le poste le plus important de dépenses. Et c’est plutôt chouette ! Cela veut dire qu’aujourd’hui, CityCrunch donne du boulot à pas mal de monde. C’est en soit une grande source de satisfaction pour nous (Oui ! Plus qu’un bon plan burger dégoté avant tout le monde).
En 2017, les rémunérations des gens ont représenté : 87 000€ 

Les nouveaux projets
On est donc super contents de pouvoir donner de l’argent à des gens mais on est tout aussi ravi de le mettre sur de nouveaux projets. Ça nous permet de tester pas mal de choses. Que ce soit des projets CityCrunch ou d’autres qui n’ont rien à voir, ça nous permet de ne pas nous endormir sur notre activité et c’est très enrichissant d’un point de vue pro et perso. En 2017, les nouveaux projets ont représenté un investissement de 10 000€

Résultat des courses : on a un trou dans la caisse de 4000€

Donc, oui, cette année, CityCrunch perd un peu d’argent. Mais si vous avez suivi l’épisode précédent, vous savez qu’on avait mis un peu de côté pour ce genre de souci.

Pour résumer tout ça en un schéma :

2017 année compliquée

Comme je le disais au début d’article, 2017 a été pour CityCrunch assez rock’n roll et on a rencontré pas mal de galères. On avait plein de projets en tête en début d’année et on a connu quelque déconvenues. En janvier on lance notre site portail, mais faute de temps on ne l’alimente pas assez et la sauce ne prend pas vraiment. En septembre, à 3 jours du lancement de Bordeaux CityCrunch, le duo qui devait s’occuper du site nous plante, mettant à mal plusieurs semaines de boulot (on a toujours pas trouvé de remplaçants à l’heure actuelle).

Pour la première fois, notre envie irrésistible de lancer plein de projets en même temps nous a porté préjudice. A trop s’éparpiller on a fini par ne plus consacrer assez de temps et d’énergie à chacun des projets et certains sites sont partis en sucette. On s’est aussi rendu compte que la fusée super sonique qu’est Lyon CityCrunch, bien qu’ultra puissante, ne pouvait pas soutenir financièrement les autres projets (à ce jour LCC est très rentable alors qu’on perd de l’argent sur toutes les autres villes).

Heureusement, nous sommes des matous malins et on a su apprendre de nos erreurs. On a donc consacré les derniers mois de l’année à se recentrer sur l’essentiel : vous préparer des articles canons et faire des apéros !

2018 année de tous les possibles

Pour ne rien vous cacher 2018 nous procure une grande excitation. Tout d’abord parce ce qu’on vous prépare une toute nouvelle version du site. Quand je vous disais qu’on revenait à l’essentiel, c’est aussi ça. On veut que vous puissiez lire nos articles dans les meilleurs conditions possibles que ce soit sur votre ordi au boulot, ou votre smartphone dans le tramway… On espère que cette nouvelle version va vous plaire car nous on la trouve vraiment canon.

Grande excitation ensuite car on arrive à un cap où une grande décision va devoir être prise. Soit on continue de développer de CityCrunch dans d’autres villes et sur d’autres thématiques, mais dans ce cas on ne pourra pas porter tous les projets avec la simple force de nos petits bras (En gros il va falloir aller chercher des investisseurs et recruter du monde). Soit on se contente de ce qu’on a et on cherche à développer CityCrunch à Lyon autrement que par le web (encore plus d’événements, un bar CityCrunch, etc…).

Bref on va devoir choisir entre devenir les rois du monde ou devenir les rois de Lyon ;-)

Pas si simple…

Merci d’avoir lu cet article jusqu’au bout. J’espère que vous l’aurez trouvé intéressant. N’hésitez pas à nous dire ce que vous pensez de tout ça dans les commentaires.

Ah et j’oubliais une petite chose : BONNE ANNÉE !

Allez  je vous laisse avec Neg’ Marrons…