Quand Qyrool (le « big boss » de CityCrunch) m’a dit « Hé, ça te dirait de rédiger un city-guide sur Bucarest pour notre rubrique Bon Voyage ? » je n’ai pas hésite une seule petite seconde *cri strident de gamine surexcitée*.

Je connaissais pas du tout l’Europe de l’Est en plus. Comme je devais partir rapidement et que personne ne pouvait m’accompagner, c’est donc toute seule que je me suis rendue dans la capitale roumaine pour mon premier voyage en solitaire.

C’est parti pour un trip roumain de 3 jours !

1er jour

Résumé de la journée

Après midi : arrivée à Bucarest et récupération de l’appartement
Soirée : flânerie autour de la rue Lipscani et dîner rue Selari

14h00
Partie de l’aéroport de Lyon à 10h et des poussières, j’atterris à Bucarest vers 14h heure locale (eh oui il y a une heure de plus en Roumanie les chatons). Le temps de repérer la gare routière qui est planquée au sous-sol de l’aéroport et de choper la ligne RATB n°783 direction le vieux Bucarest, j’arrive à la Calea Victoriei, là où se trouve l’appartement que j’ai loué.

16h00
Honnêtement, les premières impressions que j’ai eu sur la ville sont mitigées : le ciel est tout gris, les monuments pourtant classes sont tout tagués, certains pavés bougent quand je marche dessus, il y a des espèces d’HLM moches comme tout… Pourtant je suis en plein cœur historique, l’endroit sensé être le plus joli de la ville. Heureusement la suite allait me réserver de nombreuses et belles surprises.

17h00
Après avoir récupéré les clés de mon appartement et m’être décrassé la frimousse, je pars à la découverte du quartier et à la recherche d’un petit resto sympa où dîner #modepifomètreactivé. Il pleut et j’ai une classe folle dans mon imperméable bleu pastel.

Plus je marche et plus ce que je découvre contraste avec mes premières impressions. Il y a de beaux bâtiments partout dans le coin même s’ils ne sont pas toujours bien conservés et des petites rues charmantes qui débordent de restos, de bars et de pubs …

Je tombe par hasard sur une petite église toute mignonne et ne résiste pas l’envie d’y entrer (je découvrirai plus tard qu’il s’agit de Stavropoleos, un des lieux les plus célèbres du vieux Bucarest- si ça c’est pas un bon karma de routard).

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C’est beau comme tout.

Trois secondes plus tard je me fige sur place en croisant une bonne sœur toute de noir drapée qui tape frénétiquement sur un bout de bois : « Tac ! » « Tac ! » « Tac ! » « Tac ! »  C’est encore un lieu de culte ici ? Je pensai qu’il s’agissait juste d’un bâtiment historique et, affreusement gênée à l’idée d’avoir perturbé je ne sais quel rite orthodoxe, je prends aussitôt la poudre d’escampette.

C’est en sortant de l’église que je remarque trois jeunes femmes portant de grandes robes façon médiévale. Piquée par la curiosité je m’approche et découvre qu’une nouvelle expo vient juste d’ouvrir dans le Musée National d’Histoire de la Roumanie (situé pile en face) et que ce soir c’est gratuit. Youhou, quelle chance !

18h30
Je m’engouffre gaiement dans le musée et m’émerveille devant les pierres tombales et autres sépultures sans âge glanées dans les quatre coins de la Roumanie.

Mais c’est surtout cette énorme pierre sculptée, là, qui attire mon attention.

Décidément j’ai de la veine, il y a parmi les gardiens du musée une jeune roumaine qui parle français ! Grâce à Christiana, j’apprends pas mal de choses sur l’histoire de la Roumanie et notamment sur le sens de cette grosse pierre : c’est la réplique d’une colonne antique qui raconte l’histoire de Trajan, l’empereur romain qui a soumis le peuple dace (des ancêtres des roumains) il y a bien longtemps.  *Annn c’est donc çaaaa*

Ma jeune traductrice m’emmène dans la salle du trésor.

C’est beau hein ? Quand on voit des objets aux styles si différents on se rend bien compte que la Roumanie a été une sorte de carrefour où les cultures occidentales et orientales se sont mélangées. *et paf ça a fait des chocapic* (désolée.)

20h00
C’est pas tout ça, mais mon gosier est un peu sec et j’ai vu tout à l’heure un bar avec une déco street-art plutôt stylé. Les rues sont bondées de touristes en vadrouille et je me fais au passage accoster par de jeunes rabatteurs qui essayent d’attirer les clients dans tel où tel endroit.

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J’en profite pour m’essayer à la bière locale et commande une Ciuc (on dirait une sorte de Kronenbourg roumaine) avant d’atterrir dans une brasserie traditionnelle à l’ambiance décontractée qui sert plein de spécialités locales. J’y déguste des mititei ou mici, des petites saucisses sans peau. Une tuerie !

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22h00
Repue et claquée, je rentre dans mon chez moi roumain à quelques mètres de là. Les rues sont encore très animées et l’ambiance de fête qui y règne m’appelle (allez viens boire des coooups !) mais comme je suis toute seule et qu’il fait déjà nuit, je préfère m’abstenir.

Et puis la météo annonce grand soleil pour demain, j’ai bien l’intention d’en profiter à fond !

2ème jour

Résumé de la journée
Matin : balade dans le secteur n°1 autour de la Calea Victoriei, pause café dans un coffee shop mimi et petit dej’ dans un super salon de thé
Après midi : découverte des quartiers Nord, du parc Hérestreau et du parc Kiseleff
Soirée : retour au secteur n°3, petite chicha au pasaj Macca-Villacrosse et dîner rue Stavropoleos

07h00
Impatiente de découvrir la ville, je me lève avec les poules. D’après l’ami Google, il y a un super coin où petit-déjeuner pas très loin d’ici, je file aussitôt dans sa direction.

Je remonte la classieuse Calea Victoriei (une sorte de Champs Elysées roumain) et ne peux m’empêcher de fureter dans tous les coins tant il y de choses à voir. Le long du boulevard  il y a parfois de petits couloirs qui mènent à des endroits improbables comme celui là.

Et puis c’est fou le nombre de jolies petites églises qu’il y a un peu partout.

10h00
Mince le coin que j’ai repéré pour déjeuner est plus loin que ce que je pensais (bon après, j’arrête pas de faire des détours pour voir de plus près telle mignonne petite église ou tel bâtiment classe) et ma panse me tenaille  (« remplis moi, viiiite ! »).

Heureusement je tombe par hasard sur un coffee shop cosy et tout mimi où je me descends un petit cappuccino qui frise la perfection.
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Je me remets en route sur la Calea Victoriei et tombe sur la Piata Revolutiei, l’une des places les plus connues de Bucarest
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11h00
J’arrive enfin à la Camera din Fata, un vrai petit paradis du thé et du café où règne une ambiance d’apothicaire et où je me prends un café noir sublime accompagné de cheese rolls (pas mal du tout mais un peu lourd) avant de repartir en vadrouille vers le Nord de Bucarest.
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Plus je marche et le contraste qui règne dans cette ville me saute aux yeux. Il y a de très beaux bâtiments (en plus ou moins bon état, matez les tags ci-dessous) à côté d’immeubles tous gris tout carrés de l’ère communiste les grands boulevards chics jouxtent les ruelles délabrées … C’est assez … fascinant !

Je ne m’explique pas non plus cette diversité de styles architecturaux : certains monuments semblent débarquer tout droit de Paris, d’autres me font penser à des monastères allemands, d’autres encore font très Renaissance italienne … Je n’y comprends rien. Mais ce côté fou-fou me plaît bien.

14h00
Je me dirige vers le parc Herestreau, l’un des plus beaux de la ville. La longue (et quand je dis longue, je pèse mes mots !) avenue qui y mène est elle est ombragée et bordée de baraques toutes plus hallucinantes les unes que les autres (décidément ils ont un truc spécial avec l’architecture ici).

Après un détour par le parc Kiseleff tout proche, j’arrive à Herestreau les pieds en compote. On m’avait pas menti : c’est beau… Et très grand !

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Il y a de grandes allées qu’on peut emprunter à pied ou à vélo, des petits chemins romantiques qui serpentent dans tous les sens, un grand lac au centre …  je m’y sens vraiment bien. En fait, je pourrais rester là tout l’après midi.

Coup de pouce de la providence : attirée par le son d’un tam-tam lointain, je tombe par hasard sur un coin de pelouse où y’a du bon son Trip/Hop et où ça pique-nique joyeusement. Roh mais c’est top ça dis donc. Hop, petite pause bien méritée !

Raaaah qu’est ce qu’on est bien là …

18h00
À contrecœur, je quitte ce parc enchanteur (*sniif*) et prends le métro pour le centre-ville (oui parce qu’à ce stade je ne peux plus marcher sous peine de perdre un orteil en route).

Après un petit saut à l’appart pour recharger mon téléphone, je repars dans le vieux Bucarest en quête d’un restaurant dont on m’a dit grand bien, Caru Cu Bere. Avant de manger j’ai le temps pour une petite pause dans un café du coté de Macca-Villacrose.

Ce passage de Macca-Villacrosse pourrait être réintitulé « la rue des narguilés ». Dans ce lieu inattendu bien à l’abri sous une verrière type année 20 où les bars pullulent, tout le monde ou presque fume la chicha. Du coup je m’arrête dans un bar qui m’a l’air cool, Aida Café, pour me la jouer couleur locale avec un narguilé parfum cerise.

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Enfin, j’arrive devant Caru Cu Bere. Première impression : oh my ! Mais je suis où là, chez l’archevêque de Bucarest ?Je n’ai jamais vu un endroit pareil, je me sens toute petite.  Le lieu est idéal pour tester une autre spécialité roumaine. C’est parti pour un carne in utura (un plat à base de confit de porc, de polenta et de chou) accompagnée d’une bière Ursus.

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C’est bon, consistant et copieux. Comme hier soir. Et comme hier soir, je dois me battre pour finir mon plat … note à moi même : la cuisine roumaine est rustique, certes, mais efficace. *BURP*

22h00
Je rentre le ventre plein à craquer et vais aussitôt me coucher. Demain matin j’irai voir le fameux Parlement roumain, visiter le parc Cismigiu tout proche, flâner dans le quartier Unirii … et l’après midi, à moi les musées !

3ème jour

Résumé de la journée
Matin : pause café près de Lipscani, balade dans le parc Cismigiu, découverte du Parlement
Après midi : balade dans le quartier Unirii, déjeuner dans un pub cool, flânage dans le secteur n°3 et découverte du parc Carol 1er
Soirée : apéro et dîner dans le secteur n°3

09h30
C’est parti pour mon 3ème  (et dernier jour) à Bucarest ! Le temps est à la grisaille ce matin et je me mets rapidement en quête d’un coin où déjeuner. Je pose mon sac dans un petit café français tout près de la celèbre rue Lipscani (plus d’infos dans la rubrique les incontournables) The French Café.

Je prends juste un café sur la pouce (le plat d’hier soir pèse encore sur mon estomac).

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Je prend ensuite la direction du boulevard de la Reine où se trouve le parc Cismigiu. En route, je m’arrête dans une boulangerie au nom bien français (les Jardins d’Andreea) et fait main basse sur ce qui me paraît être le truc le plus léger, à savoir une petite brioche tressée appelée spirale.

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Oh là mais ça a un goût bizarre ?! Evidemment j’ai pris sans le savoir une brioche au … fromage ! Dans le genre léger on a vu mieux … *auto-applaudissement*

11h00
Je me balade dans le parc Cismigiu tout en grignotant ma brioche et en écoutant les grenouilles qui gueulent chantent. Décidément les parcs de Bucarest sont très agréables, même sous la pluie.

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Comme à Hérestreau, il y a de longues allées ombragées, différents petits coins où se caler, un lac au centre, quelques snacks où acheter de quoi grignoter … et des bancs absolument partout.

12h00
Après avoir longuement flâné à Cismigiu et traversé le parc Ivzor (Parcul Izvor), j’arrive devant le fameux Parlement. Ça pour être impressionnée, je suis impressionnée ! Pas forcément par l’architecture du machin mais par ses proportions colossales.

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J’ai l’impression d’être une souris. Pas de bol, il m’est impossible de grimper à son sommet comme je l’avais prévu car ce genre de visites ne se fait que l’été #déceptionquandnoustiens. La prochaine visite guidée est dans une heure mais mon planning chargé de la journée ne me permet pas d’attendre.

14h00

Je me balade dans le quartier Unirii qui, comme le reste de la ville j’ai l’impression, est un joyeux mélange de chic et de vétuste.

C’est une véritable jungle de panneaux publicitaires géants qui se déploie tout autour de la place. Côté shopping on y retrouve les même firmes multinationales – Bershka, H&M et compagnie – que partout en Europe à un prix qui frôle les pâquerettes – et je résiste tant bien que mal à la tentation d’une virée emplettes dans l’un de ces gros centres commerciaux.

15h00
Je casse la graine du côté de Lipscani, qui s’avère être plus près de la Piata Unirii que ce que je croyais. Pas question de me taper comme hier un copieux combo patates/viande, non monsieur, ce midi, ce sera salade repas fraîche et légère. Ça tombe bien j’ai découvert un endroit décontracté caché au fond d’une ruelle  et à l’abri de la pluie grâce à une verrière, le Fire Club.

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En dégustant ma salade (raaah que ça fait du bien ces crudités) je me rencarde sur les nombreux musées à proximité que j’ai bien l’intention d’explorer cette après midi … et qui sont tous fermés parce qu’on est lundi. *cri de désespoir intérieur*

16h00
Ma virée musée tombant à l’eau, je me rabats sur Lipscani et ses alentours. Sans trop faire gaffe, je tombe sur quantité de monuments incontournables.

18h00
Mes pieds me guident vers le Parc Charles 1er (Parcul Carol I), autre jardin enchanteur de Bucarest, où je me laisse bercer un moment par cette ambiance idyllique avant de repartir vers la Calea Victoriei.


20h00
Un de nos lecteurs chéris nous a recommandé un endroit tout près de Calea Victoriei où je décide d’aller jeter un œil : Gradina Eden. J’aurai pu passer mille fois devant sans le voir … et qu’est ce que ça aurait bête de louper ce jardin enchanteur complètement improbable où j’ai dégusté un cosmopolitan de folie et où j’aurai pu rester toute la nuit !

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21h00
La nuit commence à tomber. Un air de Jazz m’attire dans un petit coin tranquille, le Green House.

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Cette fois ci je me la joue classique : ce sera bière et burger. Les frites sont fondantes à souhait et bien que mon burger fait-maison ait un arrière goût qui me gêne un peu (c’est l’ingrédient secret de la maison qu’il a dit le barman) je l’engloutis entièrement.

22h00
Je retourne tranquillement vers mon appartement où je vais passer ma dernière nuit bucarestoise. Deux jours et demi c’est court, mais j’ai eu le temps de faire et de voir plein de choses et j’en suis ravie.

Demain je m’envole à 07h pétantes pour Lyon.

Pour conclure

J’avoue, à la base, j’avais pas une super image de Bucarest : je m’imaginai une ville grise, triste, où il n’y a pas grand chose à faire ni à voir … bref, une ville où irait pas trop en vacances. Ben je me suis bien plantée !

J’ai découvert une ville étonnante, pleine de contrastes … au niveau de l’architecture c’est juste la folie, côté histoire il y a une foule de monuments à voir, pour ce qui est de l’art et la culture on est pas en reste : il y a plein de musées et de galeries d’art, on peut se prélasser dans les beaux parcs qu’il y a un peu partout. Et la vie est pas chère.

Comment y aller ?

avionLCCBlues Air dessert Bucarest en vol direct au départ de Lyon, les samedis et les mardis, parfait pour un week-end prolongé. En s’y prenant assez à l’avance, vous pourrez choper des billets aller/retour à moins de 100€.

Informations et réservations sur  www.LyonAeroports.com.

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